L’univers de Jean Prouvé : Architecture, Industrie, Mobilier

4 марта- 13 июня 2021CaixaForum, Madrid

К 120-летию со  дня рождения  Жана Пруве ( 1901–1984) Мадридский музей CaixaForum совместно с Парижским  Centre Pompidou/Центром Помпиду  организовали выставку «Архитектура, Индустрия, Мебель».

Французский архитектор-модернист Жан Пруве/Jean Prouvé прославился  как автор первых сборно-разборных домов и мебели из стали и алюминия. Его часто называют  отцом хай-тека. Многие знаменитые архитекторы современности, например, Ренцо Пьяно и  Жан Нувель считают себя его последователями. Ретроспектива в Мадриде  позволит познакомиться с чертежами, макетами,архивными фотографиями, архитектурными проектами и образцами мебели, ставшей своего рода  классикой жанра конструктивистской мебели из металла.  Репортаж из Мадрида

Construire des maisons et des meubles comme on construit des voitures et des avions….

4 mars – 13 juin 2021

« L’univers de Jean Prouve : Architecture, Industrie, Mobilier » : exposition à la CaixaForum de Madrid, avec la collaboration du Centre Pompidou à Paris.

« Jean Prouvé exprime de façon singulièrement harmonieuse le type de « constructeur » que la loi n’accepte pas encore mais que l’époque dans laquelle nous vivons réclame » Le Corbusier, 1954

Cette exposition qui suit l’ordre chronologique des créations de Jean Prouvé (1901-1984), ses étapes, son évolution, nous présente des mobiliers, des parties de constructions et des documents : photos, croquis, études.

Jean Prouvé a une formation de ferronnier. Il commence par créer des portails en fer pour des architectes. Puis il conçoit des meubles en acier plié, ce qui donne une rigidité plus importante à l’acier et permet de créer des formes complexes, comme une chaise ou des bureaux.

La première salle nous présente ses chaises puis du mobilier pour les collectivités. Un pupitre d’un seul bloc : écritoire et siège. Des bancs pour l’université, en acier et bois.

Vient ensuite, après la guerre, la période de la reconstruction. Jean Prouvé crée des maisons préfabriquées. C’est-à-dire que les éléments de la maison sont créés en atelier pour être ensuite assemblées sur place. Il conçoit ainsi une maison de vacance que le propriétaire peut monter et démonter où il veut. Et une école également démontable pouvant être déplacée facilement.

L’exposition nous montre un exemple d’une travée de cette école à l’échelle réelle. Il y a aussi plusieurs vidéos du processus de montage de ces maisons.

Il va aussi étudier et proposer la construction d’un immeuble, également comme un mécano, assemblé à partir d’éléments préfabriqué.

Il va également étudier les possibilités de l’aluminium et créer le pavillon du centenaire de l’aluminium, monté sur les quais de la Seine à Paris en 1954.

L’exposition présente des coupes des poutres pliées selon divers profils, des modèles de jonction entre ces poutres et des études de faisabilité.

Enfin une vidéo nous présente Jean Prouvé dessinant les plans d’une maison modulable.

Une exposition qui nous permet de mieux connaitre ce concepteur qui a marqué son époque et qui reste encore actuel dans ses recherches et conceptions du traitement de l’acier et de l’aluminium dans la construction.

10,11,12 et 13  février 2021 à 19.00  – Luisa Fernanda, la zarzuela de Federico Moreno Torroba  dans la mise en scène du célèbre metteur en scène italien  d’opera Davide Livermore en direct du Teatro la  Zarzuela de Madrid   

 

La zarzuela a vu le jour en 1657 dans le théâtre du Palais Royal de la Zarzuela. Les premier auteurs de livrets furent Lope de Vega et Calderon. La zarzuela est une œuvre chantée et parlée, à la manière d’opéra comique française. Ses thèmes sont de l’époque, avec un certain aspect critique de la société. Pour le metteur en scène, Davide Livermore de réputation mondiale, Luisa Fernanda est « une œuvre d’art espagnole et de la culture universelle ».

Et pour le chef d’orchestre britannique Karel Mark Chichon, elle est « La dernière grande zarzuela romantique » qui mêle « la grâce et la couleur de la musique espagnole avec l’élégante comédie viennoise et le vérisme de l’opéra italien. »La distribution compte avec des grandes voix de l’opéra.

Une histoire d’amour contrariés, de noble geste de la part de Vidal un des amoureux de Luisa Fernanda, qui voyant qu’elle aime toujours Javier, lui cède la place. Tout ceci sur une place de Madrid, au milieu des convulsions de la révolution de 1868 et de la guerre entre les Libéraux et les Royalistes qui amènera le départ de la Reine Isabelle II. Davide L transpose l’action dans les années 30.

Le décor, le Сiné Doré, un cinéma mythique fondé sous la IIe république et toujours en fonctionnement. Son architecture baroque inspire le rideau de scène, la façade du cinéma et le décor : le cadre de scène et les fauteuils de ce cinéma. Ce décor est placé sur un plateau tournant et nous présentera la côté face avec l’écran et le revers de cet écran en fonction des situations.

Dans le final nous sommes en Estrémadure, dans la propriété de Vidal, marqué par des gerbes de blés dressées autour du cinéma. Le cinéma joue le rôle de lieu de rassemblement, d’échanges et de conspiration que jouait avant la place publique.

Ce qui amène la combinaison de la musique, du chant et de projections cinématographiques, en noir et blanc, soit sur l’écran du cinéma soit au fond sur un cyclorama. Ces projections ne sont pas envahissantes, ne gênant pas l’écoute et la vision des événements.

Cette zarzuela comporte des airs que tous connaissent comme « El soldadito » « En este apacible rincon de Madrid », « De mi morena ».

Luisa Fernanda est amoureuse de Javier, qui s’est engagé dans l’armée pour faire carrière et pouvoir ainsi l’épouser, mais il semble la délaisser.

Vidal, qui est amoureux de Luisa, lui déclare son amour mais Luisa le refuse. Pendant ce temps les spectateurs du ciné regardent un extrait d’une autre zarzuela, commentant l’action et les événements. Ils vont faire des arrêts sur image, restant immobiles, dans la même position pendant les airs de Javier, de Luisa et de Mariana. Javier est vu entrant chez la duchesse qu’il semble courtiser. Dans le second acte nous sommes à la Verbena de San Antonio, une fête populaire, qui donne lieu à des danses et des chants. Javier est jaloux parce que Luisa est assise à côté de Vidal. Ce qui pousse Luisa dans les bras de Vidal car elle a vu Javier dans les bras de la Duchesse.

Suit une scène de lutte et de révolution dans laquelle Javier, du côté monarchique est fait prisonnier avec l’aide de Vidal. Luisa Fernanda prends sa défense pour qu’on le laisse partir libre. Mais le sort change et les conjurés sont écrasés par l’armée.

Dans le troisième acte la révolution a triomphée. Luisa est venue dans la propriété de Vidal pour l’épouser mais Javier réapparait. Vidal se rendant compte que Luisa aime Javier et que lui aussi l’aime, se désiste et les laisse partir ensemble, le cœur détruit car il aime Luisa. 

L’action se passe dans, devant, derrière le cadre ou la façade du cinéma, les acteurs, chœurs et danseurs montant sur sa scène, dont l’écran à disparu. L’histoire de la joute amoureuse des deux hommes pour le cœur de Luisa soutient l’action et le rythme de l’œuvre. Les scènes se suivent et s’enchainent aisément.

Les chanteurs sont de haut niveau et sont aussi acteurs convaincants. Le chœur est toujours aussi efficace et l’orchestre présent met en valeur cette musique.  Un beau spectacle, comme le Teatro de la Zarzuela en présente régulièrement.

 

Outre le fait que ce théâtre est un fort beau théâtre ancien, les prix des places vont de 10 euros à 48 euros pour le parterre. Ce qui permet de profiter de spectacles de haut niveau, avec des chanteurs d’opéra, pour un prix abordable, d’autant plus qu’il y a des réductions pour les jeunes et pour les anciens.

Ils ont aussi créé une série de courtes vidéos pendant le confinement sur une répétition en présence d’un mystérieux inspecteur qui présentent les différents métiers de ce théâtre sous une forme humoristique

Crédit photo: Javier del Real

12 ноября 2020 -21 марта 2021 – CaixaForum, Madrid

В Мадриде продолжается выставка «Объект желания – сюрреализм и дизайн, 1924-2020»,  организованная  в  Центре Современного искусства CaixaForum (совместный проект с музеем дизайна Museum Vitra, Weil am Rhein). Широкой публике будет представлен опыт влияния сюрреализма на развитие дизайна за последние сто лет: от мебели и интерьеров до графического дизайна  и  моды. Рядом со знаковыми произведениями сюрреалистического искусства,  Dali, Magritte, Giorgio de Chirico, Man Ray, будут представлены работы дизайнеров, сделанные как бы  в диалоге с  мэтрами. Объекты дизайна, в свою очередь, варьируются от предметов 1930-х гг.  до современных, включая костюмы голландки Айрис ван Херпен ( платье Мелизанды для оперы Дебюсси в Антверпене, 2018) или « Десертный столик в форме трубки »(1960)  от  итальянца  Альдо Туры.  Дизайнеры черпают свои идеи в сюрреализме – например, совмещение необычной абсурдной биоморфной формы предмета с ее реальной функцией. Внешнее отрицание функции – «игра в бесполезность», преодоление обычной функции предметов интерьера через  неожиданные ассоциации, которые позволяют заново изобрести привычный предмет. На выставке также демонстрируются фильмы сюрреалистов, в том числе « Ракушка и священник»/ La Coquille et le Clergyman (1928) Жермены Дюлак по сценарию Антонена Арто. Экспозиция включает 4  тематических зала: Сон в сюрреализме, Образ и архетипы, Сюрреализм и эротизм и Свободные соответствия. Более подробно «  Imagination au pouvoir »

L’imagination au pouvoir

Exposition « Objets de désir – Surréalisme et design 1924 – 2020 » 

Du 12 novembre 2020 au 21 mars 2021 à la CaixaForum de Madrid. Et ensuite à la CaixaForum de Séville, Barcelone et Mallorca.

Une exposition magnifique en collaboration avec le Museum Vitra de Design de Weil am Rhein, qui l’a déjà présenté, peut se voir actuellement à Madrid. Le bâtiment de la CaixaForum a déjà une architecture moderne récupérant un ancien atelier, qui vaut le détour. Cette exposition présente les créations de designers à partir du surréalisme (rappelons qu’André Breton avait rédigé le Manifeste du Surréalisme en 1924).

Piero Fornasetti. L’assiette décorative. Thème avec variations, 1950

Il y a bien sûr dans cette exposition les grands noms du surréalisme : Dali, Magritte, Aulenti, Oppenheim, Le Corbusier, Giorgio de Chirico, Man Ray avec de tableaux, des photos et des objets mais les objets exposés sont en majorité signés de designers, de stylistes, d’architectes d’intérieur. L’exposition nous accueille avec les portraits de Freud et de Marx. Elle est répartie en quatre salles : Songe du surréalisme, Image et archétypes, Surréalisme et érotisme et pour finir La pensée sauvage.

Les designers s’emparent du surréalisme pour passer outre la valeur d’usage des objets communs et y introduire les associations d’idées, le subconscient pour les « inventer » de nouveau. 

Aldo Tura. La pippa. 1960 Photo Andréa Sütterlin

La valeur d’usage peut disparaitre comme pour ce fauteuil métallique avec des cornes de métal sur l’assise, donc inutilisable pour s’asseoir. Mais il y a aussi un cheval lampadaire de 1m 50 de haut, une desserte pipe, une théière en forme de crane d’animal, etc.

Les objets sont mis en relation avec les tableaux, photos, etc. surréalistes pour montrer l’influence que ces créations ont pu avoir sur la conception de ces objets.

Il y a également des films dont entre autres La Coquille et le Clergyman de Germaine Dulac  d’après le  scénario d’Antonin Artaud.

Des photos d’intérieurs décorés sur le mode surréaliste, des montages de photos d’après le même principe.

Iris van Herpen, Robe Syntopia. Photo Yannis Vlados

À partir de 1924 et dans les années suivant la deuxième guerre, cet esprit a libéré l’imagination des créateurs. En sont sortie des œuvres qui font sourire, rire même, penser, créent une nouvelle vision de l’objet qui modifient notre façon de le voir.

Toute cette inspiration se retrouve encore de nos jours dans des créations de design. Une exposition passionnante. Les œuvres proviennent du Museum Vitra de Design mais aussi d’autres collections et de particuliers.

En tout 285 œuvres réunies pour montrer les facettes moins connues de la répercussion du surréalisme dans l’art mais aussi dans la vie quotidienne.

 

En Espagne la culture est une nécessité

Après la première période de confinement sévère, en mai la culture a pu renaitre. Les bars, les terrasses ont pu ouvrir avec des règles précises de restriction du nombre des consommateurs. Les cultes ont aussi pu reprendre avec une limitation de 30% des pratiquants. Les théâtres, les musées, les cinémas, l’opéra ont réouvert avec des règles se sécurités qui sont bien suivies par le public. Comment ca marche? Читать дальше