{"id":11381,"date":"2017-09-14T11:41:19","date_gmt":"2017-09-14T11:41:19","guid":{"rendered":"http:\/\/afficha.info\/?p=11381"},"modified":"2017-09-15T11:50:32","modified_gmt":"2017-09-15T11:50:32","slug":"la-clemence-du-tyran","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afficha.info\/?p=11381","title":{"rendered":"La cl\u00e9mence du tyran"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"dates-evenement\">3 &#8211; 23 septembre 2017\u00a0<\/span><span class=\"lieu-evenement\"> au Teatro Real, Madrid<\/span><\/p>\n<p><strong>Lucio Silla de W. A. Mozart<\/strong>, <em>op\u00e9ra s\u00e9ria en trois actes<\/em><\/p>\n<p><em>mise en sc\u00e8ne Claus Guth, livret de Giovanni de Gamerra,direction musicale Ivor Bolton,lumi\u00e8res J\u00fcrgen Hoffmann. Ch\u0153ur et orchestre du Teatro Real. <\/em><em>La production pr\u00e9sent\u00e9e a \u00e9t\u00e9 coproduite \u00e0 sa cr\u00e9ation en 2005 par le Theater en der Wien et le Festival Wiener Festwochen<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Lucio Silla sera retransmis \u00e0 la TV Mezzo le 23 septembre<\/strong><\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-11392\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/luciosilla-4435.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"332\" data-id=\"11392\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/luciosilla-4435.jpg 500w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/luciosilla-4435-75x50.jpg 75w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Lucio Silla, troisi\u00e8me op\u00e9ra de W. A. Mozart a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9 en trois mois et cr\u00e9\u00e9 en 1772 au Teatro Regio Ducal \u00e0 Milan avec les meilleurs chanteurs de l&rsquo;\u00e9poque pour lesquels le g\u00e9nial compositeur a \u00e9crit la partition sur mesure. L&rsquo;op\u00e9ra est inspir\u00e9 par un \u00e9pisode de l&rsquo;histoire de Rome : le r\u00e8gne, abondant en guerres et violences, du tyran Lucius Cornelius Sulla (138 &#8211; 78 a. n. e.) qui a abdiqu\u00e9 \u00e0 la fin de sa carri\u00e8re mouvement\u00e9e. Certains personnages comme Lucius Cinna ont \u00e9galement des prototypes historiques. Mozart en tire un sujet moraliste sur l&rsquo;exercice du pouvoir et la magnanimit\u00e9. Son op\u00e9ra, consid\u00e9r\u00e9 \u00e0 tort ou \u00e0 raison, comme un chef-d&rsquo;\u0153uvre et dont la cr\u00e9ation en 1772 \u00e9tait un triomphe, a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s peu repr\u00e9sent\u00e9. Premi\u00e8rement pour l&rsquo;\u00e9norme virtuosit\u00e9 vocale qu&rsquo;il exige de ses interpr\u00e8tes (certaines arias sont parmi les plus difficiles \u00e9crites pour la voix dans l&rsquo;histoire de la musique), deuxi\u00e8mement pour sa structure dramatique tr\u00e8s statique. Obstacles que les excellents chanteurs de la distribution actuelle et le metteur en sc\u00e8ne Claus Guth ont surmont\u00e9 sans probl\u00e8me.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Je me souviens de la mise en sc\u00e8ne de Lucio Silla par Patrice Ch\u00e9reau (cr\u00e9\u00e9 en 1984 \u00e0 la Scala de Milan et pr\u00e9sent\u00e9 en 1985 \u00e0 la Monnaie de Bruxelles) pesante, tr\u00e8s statique avec un d\u00e9cor monumental, une s\u00e9rie de colonnes, de Richard Peduzzi, o\u00f9 les chanteurs, en costumes d&rsquo;\u00e9poque luttaient contre l&rsquo;ennui des spectateurs.\u00a0Claus Guth dont on a admir\u00e9 r\u00e9cemment au Teatro Real les mises en sc\u00e8ne remarquables de Parsifal de Wagner et de Rodelinda de Haendel, nous offre une vision prodigieuse, intelligente et profonde de Lucio Silla. Dans sa lecture contemporaine de l&rsquo;\u0153uvre, se r\u00e9f\u00e9rant aux guerres actuelles dans la M\u00e9diterran\u00e9e, avec son exceptionnel sens de la th\u00e9\u00e2tralit\u00e9, Claus Guth dynamise la dramaturgie de l&rsquo;\u0153uvre avec sa longue succession d&rsquo;arias da capo, rel\u00e8ve les divers plans dramaturgiques, impulse une vitalit\u00e9 et une v\u00e9rit\u00e9 humaine aux personnages.\u00a0 Ivor Bolton, sp\u00e9cialiste de ce r\u00e9pertoire, \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;orchestre du Teatro Real dont il est titulaire, rend admirablement l&rsquo;intensit\u00e9 dramatique, les contrastes des ambiances de la partition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-11394\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/luciosilla-4435-115-petibon-tro-santaf--a-bofill.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"332\" data-id=\"11394\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/luciosilla-4435-115-petibon-tro-santaf--a-bofill.jpg 500w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/luciosilla-4435-115-petibon-tro-santaf--a-bofill-75x50.jpg 75w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Rome sous le r\u00e8gne tyrannique de Lucio Silla qui follement amoureux de Giunia, femme du jeune s\u00e9nateur Cecilio, bannit celui-ci et le fait passer pour mort. Averti par son ami Cinna du projet de Silla d&rsquo;\u00e9pouser Giunia, Cecilio revient secr\u00e8tement \u00e0 Rome. La r\u00e9sistance de Giunia fait monter la furie et la violence de Silla et en m\u00eame temps l&rsquo;affaiblit. Cette intrigue amoureuse s&rsquo;entrelace avec celle de Cinna et de C\u00e9lia, la s\u0153ur du dictateur. Alors que Giunia repousse les avances de Silla et refuse de l&rsquo;\u00e9pouser, les complots contre le tyran, trahisons, affrontements, se multiplient. Mais Mozart conclut son op\u00e9ra sur le mode moraliste, \u00e9difiant. Le dictateur se repend de sa cruaut\u00e9 et de ses crimes faisant l&rsquo;\u00e9loge de la vertu, rend Giunia \u00e0 Cecilio, pardonne \u00e0 Cinna d&rsquo;avoir foment\u00e9 un complot, lui donnant C\u00e9lia pour femme, gracie tous les bannis et lui-m\u00eame abdique tandis que le peuple c\u00e9l\u00e8bre sa magnanimit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Dans Lucio Silla, qu&rsquo;il \u00e9crit \u00e0 16 ans, Mozart consolide son langage musical et tout en consacrant la structure classique, \u00e0 l&rsquo;instar de Gluck, all\u00e8ge les exc\u00e8s de l&rsquo;op\u00e9ra s\u00e9ria. Il accumule des r\u00e9citatifs extr\u00eamement longs, accompagn\u00e9s par l&rsquo;orchestre, donnant \u00e0 celui-ci ainsi qu&rsquo;au ch\u0153ur un r\u00f4le important. L&rsquo;orchestre a une fonction narrative exprimant ce que les personnages n&rsquo;osent pas ou ne peuvent pas chanter. Le jeune Mozart composant sur mesure pour les meilleurs chanteurs de l&rsquo;\u00e9poque, pouvait se permettre certaines audaces dans les parties vocales en particulier celles de Giunia et C\u00e9lia (sopranos) mais aussi celles de Cecilio et Cinna interpr\u00e9t\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque par des castrats. Le texte dans les arias est tr\u00e8s important, tout comme la musique, dessinant la psychologie, les sentiments des personnages et les relations entre eux. Ce que Claus Guth prend en compte dans son traitement dramaturgique et sc\u00e9nique de l&rsquo;\u0153uvre. Il transpose l&rsquo;histoire de la tyrannie de Lucio Silla dans le contexte d&rsquo;une dictature contemporaine, dans la r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne o\u00f9 les guerres et les dictatures se suivent et se ressemblent. De sorte que la tyrannie de Lucio Silla pourrait en \u00eatre une m\u00e9taphore, \u00e0 ceci pr\u00e8s qu&rsquo;on ne peut s&rsquo;attendre \u00e0 ce qu&rsquo;un dictateur contemporain se repentisse ni n&rsquo;abdique.\u00a0D&rsquo;o\u00f9 une certaine d\u00e9rision et l&rsquo;ironie dans la lecture de Claus Guth de cette \u0153uvre. De m\u00eame dans son traitement dramaturgique il casse la lin\u00e9arit\u00e9 et le statisme de la trame en cr\u00e9ant sur sc\u00e8ne plusieurs plans dramaturgiques : la marginalit\u00e9 des conspirateurs, la cour du dictateur, les dessous du pouvoir o\u00f9 s&rsquo;exercent les violences arbitraires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-11395\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/lucio34.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"332\" data-id=\"11395\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/lucio34.jpg 500w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/lucio34-75x50.jpg 75w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pour casser le statisme des longs r\u00e9citatifs et arias da capo il les th\u00e9\u00e2tralise, comme un op\u00e9ra miniature dans l&rsquo;op\u00e9ra, o\u00f9 se r\u00e9v\u00e8lent l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit, le monde int\u00e9rieur des personnages, leurs d\u00e9sirs, leurs peurs, leurs angoisses, leurs pressentiments.\u00a0Claus Guth impr\u00e8gne l&rsquo;op\u00e9ra de mouvements, d&rsquo;images, sans pour autant recourir aux projections. Ce proc\u00e9d\u00e9 se traduit magistralement dans l&rsquo;option sc\u00e9nographique de Christian Schmidt (qui signe aussi les costumes). Un dispositif tournant qui contient tous les espaces du syst\u00e8me dictatorial. \u00c0 droite du plateau un mur gris de t\u00f4le ondul\u00e9e, \u00e0 gauche un mur avec une porte. Dans certaines sc\u00e8nes apparaissent au centre du plateau quatre si\u00e8ges d&rsquo;avion, un matelas, une table et des chaises. Un tunnel en demi-cercle int\u00e9gr\u00e9 dans le dispositif, \u00e9voque en m\u00eame temps des catacombes, une prison, un cimeti\u00e8re et les bas-fonds du pouvoir. Une partie du dispositif repr\u00e9sente le palais d\u00e9labr\u00e9, sordide dont les murs sont recouverts de carrelage un peu cass\u00e9, blanc gris, sale, avec un escalier au fond et une porte. Tout cela \u00e9voque un palais gouvernemental d&rsquo;un dictateur contemporain en temps de guerre. Cette r\u00e9f\u00e9rence est amplifi\u00e9e par une pr\u00e9sence constante des acteurs en soldats qui surveillent, font des rondes, emm\u00e8nent les prisonniers, vaporisent un produit sur les murs. Une autre partie du dispositif avec des grandes fen\u00eatres rondes sur deux niveaux, derri\u00e8re elles un passage o\u00f9 se passent certaines sc\u00e8nes, \u00e9voque \u00e0 la fois l&rsquo;int\u00e9rieur du palais et le monde int\u00e9rieur des personnages. Les couleurs blancs, gris, noirs, pr\u00e9dominent sur le plateau.\u00a0Les costumes intemporels, les hommes en pantalon noir, chemise blanche et bottes noires, veste noire pour Cinna et Cecilio, les militaires portent une sorte de casaque, veste blanche, ferm\u00e9e jusqu&rsquo;au col. Lucio Silla en pantalon noir avec \u00e0 un moment une cape blanche et une cape rouge dans la sc\u00e8ne du S\u00e9nat. Les femmes en robes contemporaines courtes ou longues. Pas de couleurs vives, juste dans certaines sc\u00e8nes, des taches de sang sur le sol, des taches rouges sur la nappe et sur la veste de Cecilio r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e par Giunia.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-11400\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/luciosilla-4435-186-petibon0.jpg\" alt=\"\" width=\"492\" height=\"617\" data-id=\"11400\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/luciosilla-4435-186-petibon0.jpg 492w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/luciosilla-4435-186-petibon0-40x50.jpg 40w\" sizes=\"auto, (max-width: 492px) 100vw, 492px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le jeu des chanteurs, d\u00e9cal\u00e9 du r\u00e9alisme, expressif, par exemple Silla qui ne se contr\u00f4le plus s&#8217;emporte dans sa col\u00e8re. La gestuelle et les mouvements comme chor\u00e9graphi\u00e9s dans certaines sc\u00e8nes. Patricia Petibon hypnotise en Giunia non seulement par ses arias acrobatiques mais aussi dans son expression jamais surlign\u00e9e des sentiments et des \u00e9motions. Les deux mezzo-sopranos Silvia Tro Santaf\u00e9 en C\u00e9cilio et Inga Kalna en Cinna sont parfaites dans les personnages masculins qu&rsquo;elles ne caricaturent jamais et dont elles rel\u00e8vent les contradictions, les h\u00e9sitations entre la passion et la raison. Maria Jose Moreno en C\u00e9lia autant vocalement que th\u00e9\u00e2tralement est impressionnante. Enfin Kurt Streit dans le r\u00f4le-titre cr\u00e9e un tyran plus complexe, se d\u00e9battant dans les violences de sa passion.\u00a0 On pourrait \u00e9voquer plusieurs sc\u00e8nes magnifiques comme celle du duo de Giunia et Cecilio dans le cimeti\u00e8re du Ier acte, ou dans le IIIe acte l&rsquo;aria douloureuse de Giunia accompagn\u00e9e par le ch\u0153ur solennel, etc. J&rsquo;\u00e9voquerai seulement la derni\u00e8re sc\u00e8ne de l&rsquo;op\u00e9ra, extraordinaire th\u00e9\u00e2tralement, quand Giunia croyant Cecilio mort arrive dans la salle du palais o\u00f9, \u00e0 sa stup\u00e9faction, elle voit assis \u00e0 la table Cecilio les yeux band\u00e9s, Cinna, C\u00e9lia et Lucio Silla qui va se montrer magnanime. Le peuple, le ch\u0153ur, situ\u00e9 dans les loges en haut du th\u00e9\u00e2tre, chante la vertu de Silla qui a rendu la libert\u00e9 \u00e0 Rome.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Claus Guth et les magnifiques chanteurs nous offrent ici un th\u00e9\u00e2tre pur, un op\u00e9ra de haut de haut de gamme.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Un DVD de Lucio Silla est co produit avec Bel Air m\u00e9dia.<\/span><\/p>\n<p><em>Cr\u00e9dit photo: Teatro Real<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>3 &#8211; 23 septembre 2017\u00a0 au Teatro Real, Madrid Lucio Silla de W. A. Mozart, op\u00e9ra s\u00e9ria en trois actes mise en sc\u00e8ne Claus Guth, livret de Giovanni de Gamerra,direction musicale Ivor Bolton,lumi\u00e8res J\u00fcrgen Hoffmann. Ch\u0153ur et orchestre du Teatro Real. 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