{"id":11827,"date":"2017-10-18T17:35:12","date_gmt":"2017-10-18T17:35:12","guid":{"rendered":"http:\/\/afficha.info\/?p=11827"},"modified":"2017-10-19T17:42:04","modified_gmt":"2017-10-19T17:42:04","slug":"un-nouveau-look-et-de-nouveaux-enjeux-pour-le-festival-dautomne-a-madrid","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afficha.info\/?p=11827","title":{"rendered":"Un nouveau look et de nouveaux enjeux pour le Festival d&rsquo;Automne \u00e0 Madrid"},"content":{"rendered":"<p><strong>Entretien avec Carlos Aladro directeurs du Festival d&rsquo;Automne (Festival de Oto\u00f1o a Primavera)<\/strong><\/p>\n<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-11836\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/carlos-aladrovignette-300x190.jpg\" alt=\"\" width=\"462\" height=\"292\" data-id=\"11836\" \/><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Succ\u00e9dant \u00e0 Ariel Goldenberg \u00e0 la t\u00eate du Festival d&rsquo;Automne, Carlos Aladro a pr\u00e9sent\u00e9 le 20 septembre dernier la 35<sup>e<\/sup> \u00e9dition du Festival, la premi\u00e8re de sa direction, ainsi que les changements radicaux et les nouveaux enjeux pour cette manifestation th\u00e9\u00e2trale embl\u00e9matique qui s&rsquo;\u00e9tait quelque peu essouffl\u00e9e depuis quelques ann\u00e9es.\u00a0De fait le Festival r\u00e9percutait les tendances dominantes et les valeurs reconnues de la sc\u00e8ne internationale, et des cr\u00e9ations des artistes, des invit\u00e9s quasi permanents des grandes institutions festivali\u00e8res.\u00a0Contrairement \u00e0 Ariel Goldenberg dont on ne nie pas le talent de gestionnaire, Carlos Aladro, acteur et metteur en sc\u00e8ne par sa formation, cumule dans son parcours la cr\u00e9ation et la gestion artistique.\u00a0\u00c0 partir de sa 36<sup>e<\/sup> \u00e9dition 2018 \/ 2019, le festival dilat\u00e9 sur toute la saison th\u00e9\u00e2trale depuis l&rsquo;automne jusqu&rsquo;\u00e0 fin juin retrouvera \u00e0 la fois son nom et sa dur\u00e9e d&rsquo;origine de Festival d&rsquo;Automne en automne.\u00a0Le nouveau projet pour le Festival et la refondation de son contenu sont pr\u00e9figur\u00e9s dans sa programmation 2017 \/ 2018.\u00a0La 35<sup>e<\/sup> \u00e9dition du Festival d&rsquo;Automne de Madrid, plus condens\u00e9e, s&rsquo;inaugure le 19 octobre 2017 avec <em>Terrenal<\/em> (<em>Terrestre<\/em>) de Mauricio Kartun et s&rsquo;ach\u00e8ve avec <em>Elvira<\/em> de Toni Servillo (du 19 au 21 avril 2018) cr\u00e9ations de deux grands v\u00e9t\u00e9rans du th\u00e9\u00e2tre.\u00a0La programmation, 11 spectacles de th\u00e9\u00e2tre, danse, performance, d&rsquo;artistes de 10 pays : Argentine, Su\u00e8de, Mexique, Angleterre, Belgique, France, Suisse, Portugal, Italie, Espagne, sont r\u00e9partis entre cinq salles madril\u00e8nes de r\u00e9f\u00e9rence : Teatros del Canal, Teatro de la Abadia, La Cuarta Pared, Pavon \u2013 Teatro Kamikaze, la Casa Encendida.\u00a0\u00c0 l&rsquo;affiche des artistes prestigieux : Mauricio Kartun, Toni Servillo, Anne Teresa de Keersmaeker, Sara Molina, des cr\u00e9ateurs atypiques avec des discours et des langages sc\u00e9niques inclassables comme Vincent Macaigne, Marten Spangberg ou la compagnie britannique Gecko, les compagnies Los Colochos, do Chapit\u00f4, d\u00e9j\u00e0 reconnues pour l&rsquo;excellence de leur travail qui revisitent les classiques \u00e0 travers le prisme contemporain ou encore la Joven Compa\u00f1ia qui propose une vision m\u00e9taphorique de <em>La<\/em> <em>Fundacion<\/em> grand classique contemporain espagnol d&rsquo;Antonio Buero Vallejo.<\/p>\n<p><strong>Ir\u00e8ne Sadowska<\/strong> \u2013 Votre premi\u00e8re programmation 2017 2018 du Festival pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un manifeste de la refondation de son identit\u00e9 et de ses objectifs. Est-ce une \u00e9dition de transition ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Carlos Aladro<\/strong> &#8211; Non, ma programmation 2017 2018 n&rsquo;est pas de transition, elle initie mon projet pour le Festival. \u00c0 partir de 2018 il reprendra son nom et son calendrier originaux de Festival d&rsquo;Automne. Quant \u00e0 son identit\u00e9, je consid\u00e8re ce Festival comme un espace de grands risques artistiques dans un contexte \u00ab s\u00e9curis\u00e9 \u00bb pour le public. C&rsquo;est-\u00e0-dire le travail d&rsquo;un artiste peut esth\u00e9tiquement ou subjectivement plaire plus ou moins mais le Festival se porte garant de la qualit\u00e9, de l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9, de la fiabilit\u00e9, de la beaut\u00e9 intrins\u00e8que de sa cr\u00e9ation.\u00a0Mes objectifs sont : d&rsquo;une part suivre des ma\u00eetres, artistes prestigieux qui ont un long parcours et d&rsquo;autre part proposer \u00e0 des spectateurs \u00ab des hauts risques artistiques \u00bb, d\u00e9couvrir des cr\u00e9ateurs qui surgissent et des \u0153uvres peu communes qui ne se moulent pas dans les tendances dominantes.\u00a0Je me souviens de ma propre exp\u00e9rience de spectateur du Festival d&rsquo;Automne qui m&rsquo;a fait d\u00e9couvrir des cr\u00e9ateurs que je ne connaissais pas et qui m&rsquo;a donn\u00e9 l&rsquo;opportunit\u00e9 de voir en direct les cr\u00e9ations d&rsquo;artistes que je connaissais gr\u00e2ce aux livres ou aux critiques. Je crois que c&rsquo;est la mission et l&rsquo;essence du Festival.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>I<\/strong>.<strong>S.<\/strong> \u2013 Dans la partie de la programmation des exp\u00e9riences risqu\u00e9es s&rsquo;inscrit la performance <em>Natten<\/em> du chor\u00e9graphe su\u00e9dois Marten Spangberg, une cr\u00e9ation de sept heures de dur\u00e9e, inclassable, qui sera sans doute un des \u00e9v\u00e9nements majeurs du Festival.\u00a0Par certains aspects son spectacle \u00e9voque ceux de Jan Fabre. En quoi consiste la particularit\u00e9 du langage artistique de Marten Spangberg?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>C<\/strong>.<strong>A.<\/strong> &#8211; Je souhaite offrir aux artistes qui viennent l&rsquo;espace qui correspond id\u00e9alement aux n\u00e9cessit\u00e9s de leurs cr\u00e9ations. Dans ce sens l&rsquo;invitation de Marten Spangberg correspond \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration de la collaboration avec la Casa Encendida dont l&rsquo;espace est totalement ad\u00e9quat aux besoins de son spectacle. La Casa encendida \u00e9tait pour sa part tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9e par le travail de cet artiste d\u00e9j\u00e0 connu qui depuis plusieurs ann\u00e9es travaille dans les p\u00e9riph\u00e9ries des discours sc\u00e9niques habituels.\u00a0Il y a une semaine j&rsquo;ai vu sa pi\u00e8ce r\u00e9cente <em>Substance<\/em>. Sa fa\u00e7on de mettre en sc\u00e8ne la relation de voyeurisme est tr\u00e8s radicale. Dans <em>Natten<\/em> Marten Spangberg met en jeu la politique \u00e0 travers une action performative qui n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec les tentatives de provocation du public d\u00e9j\u00e0 vues tant de fois.<\/p>\n<div id=\"attachment_11837\" style=\"width: 444px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-11837\" class=\" wp-image-11837\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/natten-anne-van-aerschot-8-copy-310x190.jpg\" alt=\"\" width=\"434\" height=\"266\" data-id=\"11837\" \/><p id=\"caption-attachment-11837\" class=\"wp-caption-text\">Natten\u00a0Photo Anne Van Aerschot<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Le public peut adh\u00e9rer ou non \u00e0 sa vision. Il y a quelque chose de plus dans le travail de Marten Spangberg que chez Jan Fabre qui travaille sur le concept de l&rsquo;excellence artistique et aboutit \u00e0 une conclusion esth\u00e9tique.\u00a0Marten Spangberg se trouve \u00e0 un endroit totalement diff\u00e9rent. Le public est un composant de plus de cette c\u00e9r\u00e9monie th\u00e9\u00e2trale qu&rsquo;il propose. C&rsquo;est un discours postmoderne, un discours p\u00e9riph\u00e9rique, politiquement encore plus incorrect. Je pense qu&rsquo;il est tr\u00e8s int\u00e9ressant de combiner ce type de discours th\u00e9\u00e2tral avec les grands discours esth\u00e9tiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">I.<strong>S.<\/strong> \u2013 Vincent Macaigne qui vient avec son spectacle <em>En manque<\/em> fait partie \u00e9galement de ces cr\u00e9ateurs \u00ab en marge \u00bb qui cherchent d&rsquo;autres formes et langages sc\u00e9niques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>C<\/strong>.<strong>A.<\/strong> &#8211; Il y a longtemps j&rsquo;ai vu un de ses spectacles. C&rsquo;\u00e9tait un choc total. Son th\u00e9\u00e2tre est extr\u00eamement radical, tr\u00e8s en col\u00e8re, tr\u00e8s beau, nostalgique, tr\u00e8s humain et aussi tr\u00e8s politique.\u00a0Dans <em>En manque<\/em> il y a l&rsquo;id\u00e9e de d\u00e9mocratisation de l&rsquo;art contemporain qui n&rsquo;est pas un objet de luxe seulement pour une \u00e9lite, mais un discours qui appelle et cherche un citoyen ordinaire pour le mettre en contact avec le monde de la fiction. Il cherche dans ses spectacles une autre relation avec l&rsquo;art et le public.\u00a0Macaigne a fait son chemin en dehors des tendances dominantes, travaillant dans un territoire tr\u00e8s sp\u00e9cifique, en questionnant \u00e0 la fois le th\u00e9\u00e2tre et le monde : en quoi consiste cette c\u00e9r\u00e9monie th\u00e9\u00e2trale ? dans quel but y participons-nous ? \u00e0 quoi sert l&rsquo;art contemporain ? <strong>I.S.<\/strong> \u2013 Vous avez programm\u00e9 certains artistes, valeurs reconnues, comme par exemple Anne Teresa de Keersmaeker. S&rsquo;agit-il des parcours qu&rsquo;il faut transmettre aux jeunes cr\u00e9ateurs ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>C<\/strong>.<strong>A.<\/strong> &#8211; L&rsquo;opportunit\u00e9 de pouvoir inviter ces artistes est un privil\u00e8ge et dans ce cas inviter Anne Teresa de Keersmaeker avec son spectacle <em>Rain<\/em>, une pi\u00e8ce paradigmatique de son r\u00e9pertoire que le public espagnol ne conna\u00eet pas suffisamment. Ces \u0153uvres paradigmatiques font partie d&rsquo;une dimension plus historique, transversale dans le temps que je veux int\u00e9grer dans le discours du Festival.\u00a0En outre il y a actuellement dans la Communaut\u00e9 de Madrid une grande effervescence de la cr\u00e9ation chor\u00e9graphique, de nouveaux lieux de programmation de la danse contemporaine, de sorte que le Festival d&rsquo;Automne peut apporter \u00e0 cette cr\u00e9ation \u00e9mergente des exp\u00e9riences diff\u00e9rentes qui constituent l&rsquo;histoire de la danse contemporaine. Il me semble important de revisiter une \u0153uvre paradigmatique qui repr\u00e9sente les fondements de l&rsquo;histoire, de l&rsquo;\u00e9thique et de l&rsquo;esth\u00e9tique d&rsquo;un cr\u00e9ateur.C&rsquo;est aussi le cas de la pi\u00e8ce programm\u00e9e de Mauricio Kartun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>I<\/strong>.<strong>S.<\/strong> &#8211; Votre vision du Festival est ancr\u00e9e dans le pr\u00e9sent et dans le futur du th\u00e9\u00e2tre. Les classiques sont bienvenus mais trait\u00e9s d&rsquo;une perspective d&rsquo;aujourd&rsquo;hui comme le font la compagnie mexicaine Los Colochos ou la compagnie portugaise do Chapit\u00f4. Vous avez voulu donner plus de visibilit\u00e9 \u00e0 leur excellent travail qui n&rsquo;est pas suffisamment connu ni reconnu en Espagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>C<\/strong>.<strong>A.<\/strong> \u2013 Quand nous revisitons les classiques, logiquement le dialogue s&rsquo;\u00e9tablit depuis notre pr\u00e9sent. <em>Mendoza<\/em> c&rsquo;est un regard de Los Colochos sur <em>Macbeth<\/em>. De m\u00eame <em>Elvira<\/em> de Toni Servillo est un regard sur le regard sur <em>Don Juan<\/em> de Moli\u00e8re. C&rsquo;est une pi\u00e8ce contemporaine dans laquelle Toni Servillo s&rsquo;affronte \u00e0 ce texte en dialoguant \u00e0 la premi\u00e8re personne avec Louis Jouvet qui lui dans <em>Elvira 41<\/em> dialoguait avec Moli\u00e8re. De sorte qu&rsquo;il se produit un voyage transversal dans l&rsquo;histoire du th\u00e9\u00e2tre.\u00a0<em>Mendoza<\/em> de Los Colochos comme <em>\u0152dipe<\/em> et <em>\u00c9lectre<\/em> de do Chapit\u00f4, plus que revisitations des classiques, sont des actes de revendication et de r\u00e9invention de leurs textes.\u00a0Dans ce type d&rsquo;approche les classiques cessent d&rsquo;\u00eatre un patrimoine de gens cultiv\u00e9s pour devenir le patrimoine de tous.\u00a0Ces deux compagnies font un travail absolument exceptionnel, intelligent avec plusieurs niveaux de lecture. J&rsquo;ai voulu le faire d\u00e9couvrir \u00e0 un public plus vaste en leur donnant une plus grande visibilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">I.<strong>S.<\/strong> \u2013 L&rsquo;objectif du Festival est d&rsquo;amplifier et de cr\u00e9er un nouveau public. Votre d\u00e9marche me semble en effet moins \u00e9litiste, plus ouverte, avec cependant des propositions tr\u00e8s exigeantes, novatrices, souvent tr\u00e8s radicales\u2026 <strong>C<\/strong>.<strong>A.<\/strong> &#8211; J&rsquo;ai dirig\u00e9 pendant quelques ann\u00e9es le Teatro del Corral d&rsquo;Alcala de Henares qui avait un public local, toujours le m\u00eame. La question \u00e9tait : comment le sortir de sa zone de confort ? Comment l&rsquo;ouvrir \u00e0 d&rsquo;autres langages et formes sc\u00e9niques, d&rsquo;autres exp\u00e9riences ? Comment faire pour que sa passion pour le th\u00e9\u00e2tre croisse au contact avec ces nouvelles formes et exp\u00e9riences ?\u00a0En tant que directeur du Festival d&rsquo;Automne j&rsquo;ai exactement les m\u00eames pr\u00e9occupations. Je crois en l&rsquo;intelligence du public parce qu&rsquo;il me semble qu&rsquo;aller au th\u00e9\u00e2tre au XXIe s. correspond \u00e0 une n\u00e9cessit\u00e9 int\u00e9rieure de personnes qui ont une vie courante et qui d\u00e9cident de consacrer leur temps, leur argent, leur capacit\u00e9 de concentration pour rester dans des salles obscures de th\u00e9\u00e2tre.\u00a0C&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne miraculeux il faut le cultiver en proposant au public chaque fois des regards et des exp\u00e9riences diff\u00e9rents. C&rsquo;est-\u00e0-dire la surprise. Les sensations ou \u00e9motions du plaisir de d\u00e9couvrir, de l&rsquo;\u00e9tonnement, du sursaut, de frayeur, proviennent toujours de nouvelles sources surprenantes qui renouvellent l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des spectateurs passionn\u00e9s pour le th\u00e9\u00e2tre, ce qui, par r\u00e9verb\u00e9ration, finit par cr\u00e9er un nouveau public.\u00a0Il se produit quelque chose comme une r\u00e9novation des \u00ab\u00a0votes\u00a0\u00bb. Je crois qu&rsquo;un festival comme le Festival d&rsquo;Automne avec un public consolid\u00e9, doit r\u00e9nover son discours et ses votes avec de nouvelles propositions et son ambition de d\u00e9mocratiser l&rsquo;art contemporain.<\/p>\n<p><strong>Note <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Carlos Aladro<\/em>. Licenci\u00e9 en interpr\u00e9tation et en mise en sc\u00e8ne de la RESAD (Acad\u00e9mie Royale Sup\u00e9rieure des Arts Sc\u00e9niques et Dramaturgie), depuis 2001 fait partie de l&rsquo;\u00e9quipe de direction artistique du Teatro de la Abadia de Madrid et depuis 2009 assume la fonction de coordinateur artistique du Corral de Comedias \u00e0 Alcala de Henares.\u00a0Carlos Aladro a mis en sc\u00e8ne entre autres des \u0153uvres de Sarah Kane, Tirso de Molina, Shakespeare, Corneille, Kushner.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entretien avec Carlos Aladro directeurs du Festival d&rsquo;Automne (Festival de Oto\u00f1o a Primavera) \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Succ\u00e9dant \u00e0 Ariel Goldenberg \u00e0 la t\u00eate du Festival d&rsquo;Automne, Carlos Aladro a pr\u00e9sent\u00e9 le 20 septembre dernier la 35e \u00e9dition du Festival, la premi\u00e8re de sa direction, ainsi que les changements radicaux et les nouveaux enjeux pour &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":0,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-11827","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11827","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11827"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11827\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11827"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11827"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11827"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}