{"id":12248,"date":"2017-12-17T17:09:22","date_gmt":"2017-12-17T17:09:22","guid":{"rendered":"http:\/\/afficha.info\/?p=12248"},"modified":"2017-12-20T12:04:11","modified_gmt":"2017-12-20T12:04:11","slug":"electra-aujourdhui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afficha.info\/?p=12248","title":{"rendered":"Electra aujourd&rsquo;hui"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"dates-evenement\">Du 9 au 23 d\u00e9cembre 2017<\/span> <span class=\"lieu-evenement\">au Teatro de la Zarzuela de Madrid\u00a0<\/span><\/p>\n<p><strong>Electra<\/strong><br \/>\n <em>cr\u00e9ation mondiale du Ballet Nacional de Espa\u00f1a; chor\u00e9graphie Antonio Ruz en collaboration avec Olga Pericet; musique Pablo Martin Caminero, Mois\u00e9s P. Sanchez et Diego Losada;texte et paroles des chants Alberto Conejero. \u00a0Orchestres de la Communaut\u00e9 de Madrid; Musiciens du Ballet Nacional de Espa\u00f1a<\/em><\/p>\n<p><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-12251\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre4.jpg\" alt=\"\" width=\"520\" height=\"346\" data-id=\"12251\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre4.jpg 300w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre4-75x50.jpg 75w\" sizes=\"auto, (max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Avec la cr\u00e9ation mondiale de Electra de Antonio Ruz et Olga Pericet, le Ballet national de Espa\u00f1a inscrit dans son r\u00e9pertoire la premi\u00e8re \u0153uvre chor\u00e9graphique narrative avec des textes dits et chant\u00e9s, \u00e9crits par Alberto Conejero, un des auteurs phares de la nouvelle dramaturgie espagnole.\u00a0 On doit saluer Antonio Najarro qui, depuis sept ans, dirige le Ballet Nacional en renouvelant son r\u00e9pertoire et en multipliant de nouveaux d\u00e9fis, pour cette initiative qui confronte ses danseurs dont on conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 le haut niveau technique et les capacit\u00e9s d&rsquo;aborder des styles diff\u00e9rents, \u00e0 une proposition chor\u00e9graphique absolument novatrice, composition de langages, expressions artistiques diff\u00e9rents qui fonctionnent harmonieusement dans Electra. \u00a0C&rsquo;est purement et simplement un chef-d&rsquo;\u0153uvre dans lequel le mythe, l&rsquo;imaginaire populaire et le pr\u00e9sent, l&rsquo;esth\u00e9tique chor\u00e9graphique contemporaine, les sources populaires du chant et de la danse flamenco revisit\u00e9es, la po\u00e9sie, les musiques, la magie des effets lumineux et visuels, jeu d&rsquo;obscurit\u00e9, ombre et lumi\u00e8re, forment un th\u00e9\u00e2tre total. Un myst\u00e8re o\u00f9 se mettent \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre \u00e0 la fois des forces telluriques, des pulsions archa\u00efques, sauvages, des passions irr\u00e9pressibles qui transgressent les lois et qui, telles les \u00c9rinyes antiques, ou un cauchemar, torturent la conscience d&rsquo;\u00c9lectre et d&rsquo;Oreste d&rsquo;autrefois et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-12253\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre2.jpg\" alt=\"\" width=\"511\" height=\"416\" data-id=\"12253\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre2.jpg 450w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre2-61x50.jpg 61w\" sizes=\"auto, (max-width: 511px) 100vw, 511px\" \/><br \/>\n \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nous ne sommes pas loin ici de l&rsquo;univers dosto\u00efevskien. \u00c9lectre, sans doute plus qu&rsquo;aucune autre figure mythologique grecque, incarne pour nous la contradiction entre la loi ou la pulsion naturelle de vengeance, entre la justice rendue par nous m\u00eame et la conscience, le sentiment de culpabilit\u00e9, tributaires des principes de l&rsquo;ordre social. \u00a0Electra d&rsquo;Antonio Ruz, outre sa beaut\u00e9 et ses qualit\u00e9s esth\u00e9tiques, nous am\u00e8ne dans les strates profondes de ce qu&rsquo;on peut appeler le subconscient. La nouvelle cr\u00e9ation du Ballet Nacional doit avant tout sa r\u00e9ussite \u00e0 la conjonction d&rsquo;artistes d&rsquo;exception : Antonio Ruz, chor\u00e9graphe et danseur, ma\u00eetre autant dans la danse classique que contemporaine qui dans son travail relie la danse \u00e0 d&rsquo;autres arts, auxquel Olga Pericet, danseuse et chor\u00e9graphe apporte son exp\u00e9rience du flamenco et des sources populaires de la danse, Pablo Martin Caminero, Mois\u00e9s P. Sanchez et Diego Losada, des musiciens dont les langages musicaux distincts qui forment avec le chant de la grande chanteuse flamenquiste Sandra Carrasco, une narration sonore, partie int\u00e9grante de la dramaturgie d&rsquo;Alberto Conejero. L&rsquo;histoire de fant\u00f4mes familiaux, des haines, des crimes, des vengeances, qui incarn\u00e9e dans l&rsquo;antique mythe par la figure d&rsquo;\u00c9lectre, intemporelle et universelle, continue \u00e0 inspirer des artistes qui en proposent de nouvelles lectures. Antonio Ruz en propose dans sa cr\u00e9ation chor\u00e9graphique une vision contemporaine originale, inspir\u00e9e par l&rsquo;imaginaire populaire espagnol. La dramaturgie d&rsquo;Electra est structur\u00e9e en prologue, sept tableaux et \u00e9pilogue et comme dans la trag\u00e9die grecque avec protagonistes, ch\u0153ur et coryph\u00e9e incarn\u00e9 par la chanteuse flamenco Sandra Carrasco.\u00a0 Le prologue remonte \u00e0 l&rsquo;origine de l&rsquo;histoire, la noce d&rsquo;Iphig\u00e9nie et le crime sacrificiel de sa fille par Agamemnon. Celui-ci \u00e0 son retour de Troie sera assassin\u00e9 par sa femme Clytemnestre qui, aid\u00e9e par son amant \u00c9gisthe venge la mort d&rsquo;Iphig\u00e9nie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-12254\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre.jpg\" alt=\"\" width=\"467\" height=\"670\" data-id=\"12254\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre.jpg 330w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre-35x50.jpg 35w\" sizes=\"auto, (max-width: 467px) 100vw, 467px\" \/><br \/>\n \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les tableaux suivants et l&rsquo;\u00e9pilogue se passent dans l&rsquo;Espagne rurale du XXe s. qui conserve le fond des traditions ancestrales o\u00f9 les passions exacerb\u00e9es, violentes, se donnent libre cours et dont Lorca a saisi si bien l&rsquo;\u00e2me profonde. Dans le premier tableau, sept ans apr\u00e8s la mort d&rsquo;Agamemnon, on retrouve \u00c9lectre qui vit dans une cabane, mari\u00e9e par sa m\u00e8re Clytemnestre avec un pasteur pour \u00e9viter qu&rsquo;elle ait des descendants nobles. Son pass\u00e9 la tourmente, les femmes du village, tel un ch\u0153ur, murmurent, la regardent avec \u00e9pouvante comme si la mal\u00e9diction pesait sur elle. Le troisi\u00e8me tableau Intitul\u00e9 \u00ab Le cauchemar de Clytemnestre \u00bb met en sc\u00e8ne les visions de Clytemnestre qui revoit sa fille Iphig\u00e9nie ensanglant\u00e9e et son \u00e9poux Agamemnon assassin\u00e9. \u00a0La rencontre d&rsquo;\u00c9lectre avec Oreste accompagn\u00e9 de son ami Pilade, revenus d&rsquo;exil, leur d\u00e9cision de venger leur p\u00e8re, l&rsquo;assassinat d&rsquo;\u00c9gisthe par Oreste dans les quatri\u00e8me et cinqui\u00e8me tableaux sont suivis dans les deux derniers par la r\u00e9solution d&rsquo;\u00c9lectre de tuer Clytemnestre et la mort de celle-ci. <br \/>\n \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;\u00e9pilogue \u00ab \u00c9lectre s&rsquo;appelle la fianc\u00e9e \u00bb o\u00f9 on c\u00e9l\u00e8bre les noces de Pilade et d&rsquo;\u00c9lectre, rappelle la sc\u00e8ne de noces du prologue avec la m\u00eame all\u00e9gresse, les m\u00eames salutations de bienvenue, comme si tout cet encha\u00eenement de crimes et de vengeances avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9. N\u00e9anmoins Oreste et \u00c9lectre, tortur\u00e9s par les remords, sont hant\u00e9s par les fant\u00f4mes de tous les morts que seul Oreste, tourment\u00e9 par les \u00c9rinyes, semble voir. \u00a0Comme si tout, \u00e0 peine termin\u00e9, recommen\u00e7ait de nouveaux. Comme si la boucle n&rsquo;\u00e9tait jamais boucl\u00e9e et que cette histoire arch\u00e9typale de conflits et de crimes \u00e0 venger, grav\u00e9e dans la m\u00e9moire collective et enfouie dans nos consciences devait ressurgir toujours, telle une fatalit\u00e9, sous d&rsquo;autres formes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-12255\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre3.jpg\" alt=\"\" width=\"508\" height=\"508\" data-id=\"12255\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre3.jpg 400w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/madridelectre3-50x50.jpg 50w\" sizes=\"auto, (max-width: 508px) 100vw, 508px\" \/><br \/>\n \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Sur le plateau une atmosph\u00e8re onirique comme si on assistait \u00e0 un cauchemar qui depuis les temps anciens hante l&rsquo;humanit\u00e9. Dans l&rsquo;obscurit\u00e9 perc\u00e9e par des lueurs et des \u00e9clairs on distingue des ombres ou des fant\u00f4mes. Le jeu d&rsquo;ombre et de lumi\u00e8re qui cible divers lieux et des situations fait partie int\u00e9grante de la sc\u00e9nographie tr\u00e8s d\u00e9pouill\u00e9e. Tout le prologue se joue sur le plateau nu sur lequel ensuite appara\u00eet, \u00e0 gauche, un panneau blanc plac\u00e9 de biais avec une porte et devant celle-ci un monticule. Quand le rideau du fond va se lever on verra un chemin jalonn\u00e9 par des barres de fer et au-dessus une passerelle.\u00a0 Les costumes intemporels avec dominance de couleurs sombres : noir, marron, gris. Les hommes : pantalon noir, chemise blanche, les femmes robes longues. Iphig\u00e9nie dans la noce du prologue en blanc, \u00c9lectre dans la noce de la fin robe noire et voile blanc.\u00a0 La trame chor\u00e9graphique combine la danse contemporaine, \u00e9voquant des situations, des actions et les \u00e9motions des personnages et la danse flamenco, surtout dans les sc\u00e8nes villageoises, avec parfois de tr\u00e8s belles fusions des mouvements de danse contemporaine avec les \u00e9l\u00e9ments du flamenco comme par exemple le zapateo.\u00a0 De m\u00eame quant \u00e0 la trame musicale dans laquelle la cr\u00e9ation symphonique de Pablo Martin Caminero et Mois\u00e9s Sanchez est en parfaite symbiose avec la composition flamenco du guitariste Diego Losada. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une v\u00e9ritable dramaturgie musicale dans laquelle les instruments solistes : guitare, violon, violoncelle, tambour, marquent les moments dramatiques, soulignant les crescendos de tension, cr\u00e9ant des images sonores. Les br\u00e8ves plages de silence amplifient l&rsquo;ambiance inqui\u00e9tante, angoissante.<br \/>\n \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le chant, devenant \u00e0 certain moment r\u00e9cit ou chant parlando de Sandra Carrasco, la coryph\u00e9e, accompagn\u00e9e tant\u00f4t par les guitaristes, tant\u00f4t par l&rsquo;orchestre et parfois a cappella, constitue le fil conducteur du spectacle. Ses interventions marquent la progression du drame.\u00a0 Le ch\u0153ur, le groupe de femmes, des paysans, interpr\u00e9t\u00e9s par les danseurs intervient dans plusieurs sc\u00e8nes, observant, commentant les actions des protagonistes \u00e0 travers les expressions gestuelles, les mimiques, les murmures et les paroles indistinctes. Peu de solos, la chor\u00e9graphie est compos\u00e9e essentiellement de situations de confrontation des protagonistes et de mouvements choraux. Inmaculada Salomon en \u00c9lectre, hormis toutes les qualit\u00e9s d&rsquo;une grande danseuse, poss\u00e8de un don d&rsquo;exprimer avec finesse les sentiments profonds de son personnage. Sergio Bernal en Oreste et Esther Jurado en Clytemnestre sont remarquables mais on admire particuli\u00e8rement le ma\u00eetre Antonio Najarro comme \u00c9gisthe.\u00a0 La sublime sc\u00e8ne, l&rsquo;\u00e9pilogue, la noce fantasmagorique d&rsquo;\u00c9lectre et de Pylade avec au fond une lumi\u00e8re \u00e9carlate qui ensanglante le plateau, et la coryph\u00e9e cl\u00f4turant \u00e0 l&rsquo;avant-sc\u00e8ne, ce drame sans fin avec son chant, est bouleversante, \u00e0 la fois d&rsquo;une grande po\u00e9sie et d&rsquo;une beaut\u00e9 plastique.<\/p>\n<p><em><strong>Note<\/strong> <\/em><br \/>\n Antonio Ruz (1976) commence sa carri\u00e8re professionnelle dans le Ballet Victor Ullate, plus tard il travaille dans le Grand Ballet de Gen\u00e8ve et le Ballet de l&rsquo;Op\u00e9ra de Lyon. Il cr\u00e9e sa propre compagnie en 2009. Ruz a collabor\u00e9 avec des troupes r\u00e9put\u00e9es nationales et internationales comme celle de Sacha Waltz and Guest.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 9 au 23 d\u00e9cembre 2017 au Teatro de la Zarzuela de Madrid\u00a0 Electra cr\u00e9ation mondiale du Ballet Nacional de Espa\u00f1a; chor\u00e9graphie Antonio Ruz en collaboration avec Olga Pericet; musique Pablo Martin Caminero, Mois\u00e9s P. 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