{"id":12884,"date":"2018-02-10T18:00:40","date_gmt":"2018-02-10T18:00:40","guid":{"rendered":"http:\/\/afficha.info\/?p=12884"},"modified":"2018-02-10T18:11:37","modified_gmt":"2018-02-10T18:11:37","slug":"picasso-un-genie-surfait","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afficha.info\/?p=12884","title":{"rendered":"Picasso, un g\u00e9nie surfait?"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"dates-evenement\">Du 8 au 11 f\u00e9vrier 2018<\/span> &#8211;<span class=\"lieu-evenement\"> Teatros del Canal, Madrid<\/span><\/p>\n<p><strong>El Pintor,\u00a0Op\u00e9ra en 3 actes.\u00a0<\/strong><em>Cr\u00e9ation mondiale<\/em><\/p>\n<p><em>livret et mise en sc\u00e8ne Albert Boadella; musique Juan Jos\u00e9 Colomer; chor\u00e9graphie Blanca Li.<\/em><\/p>\n<p><em>Direction musicale Manuel Coves;Ch\u0153ur de la Communaut\u00e9 de Madrid y Orchestre titulaire du Teatro Real (Orchestre Symphonique de Madrid). <\/em><\/p>\n<p><em>Production : Teatros del Canal en collaboration avec le Teatro Real<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-12886\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor2.jpg\" alt=\"\" width=\"513\" height=\"363\" data-id=\"12886\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor2.jpg 490w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor2-71x50.jpg 71w\" sizes=\"auto, (max-width: 513px) 100vw, 513px\" \/><\/p>\n<p>Dans son op\u00e9ra comique El Pintor (Le peintre) Albert Boadella, artiste subversif, toujours \u00e0 contre-courant, iconoclaste, s&rsquo;en prend au mythe national et mondial de Picasso, consid\u00e9r\u00e9 comme le plus grand peintre du XXe s.\u00a0Il est certain qu&rsquo;il y a un avant et un apr\u00e8s Picasso dans la peinture dilu\u00e9e dans ce qu&rsquo;on appelle les arts plastiques et devenue un produit du march\u00e9. Picasso, artiste probablement le plus dou\u00e9 du XXe s, choisit la voie de la renomm\u00e9e rapide, monnaye son art, joue le jeu du march\u00e9.\u00a0Recourant au fantastique, la figure de M\u00e9phisto et paraphrasant, voire parodiant le mythe de Faust, Albert Boadella critique la m\u00e9diocratisation et la commercialisation de la peinture initi\u00e9es par Picasso dans sa propre \u0153uvre.\u00a0Comme toujours, arm\u00e9 de son humour noir, corrosif, de son formidable sens de la d\u00e9rision, avec l&rsquo;audace qui lui est particuli\u00e8re, Boadella d\u00e9mystifie ce qu&rsquo;on nomme aujourd&rsquo;hui l&rsquo;art et pose des questions de fond sur la valeur de l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;art et sur la cr\u00e9ation artistique.<\/p>\n<p>Une co\u00efncidence ! En m\u00eame temps qu&rsquo;a lieu la cr\u00e9ation mondiale de El pintor s&rsquo;est ouverte \u00e0 Madrid une grande exposition r\u00e9trospective de Andy Warhol dont l&rsquo;\u0153uvre est sans doute le meilleur exemple de la m\u00e9diocratision et de mercantilisation de l&rsquo;art ou plut\u00f4t de ce qu&rsquo;il en reste.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-12887\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor3.jpg\" alt=\"\" width=\"490\" height=\"345\" data-id=\"12887\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor3.jpg 490w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor3-71x50.jpg 71w\" sizes=\"auto, (max-width: 490px) 100vw, 490px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Le jeune et ambitieux peintre espagnol Pablo Picasso, arriv\u00e9 en 1900 \u00e0 Paris, plonge dans la bouillonnante vie artistique et, impatient de r\u00e9ussir, supportant de plus en plus mal la vie de mis\u00e8re, la faim, le froid, le lot habituel des jeunes artistes. Picasso veut la gloire ou rien. La gloire et la richesse pour lesquelles il vendrait son \u00e2me. Surgit M\u00e9phisto qui lui propose un pacte : en \u00e9change de la gloire et de la richesse Picasso va semer le chaos dans les arts jusqu&rsquo;\u00e0 d\u00e9truire ses principes \u00e9thiques et esth\u00e9tiques.\u00a0M\u00e9phisto enseigne \u00e0 Picasso les moyens et le chemin \u00e0 suivre dans lequel le jeune peintre s&rsquo;engouffre imm\u00e9diatement.\u00a0Le g\u00e9nie est n\u00e9. Picasso invente le cubisme, puis avec Guernica le premier graffiti, ouvrant le chemin \u00e0 l&rsquo;apoth\u00e9ose du monstrueux et \u00e0 l&rsquo;art jetable. Combl\u00e9 par le succ\u00e8s, la fortune, les femmes qui d\u00e9filent dans sa vie en inspirant son \u0153uvre, Picasso produit plusieurs tableaux par jour pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande du march\u00e9.\u00a0Est-ce l&rsquo;enfer de l&rsquo;art devenu marchandise, objet de pure sp\u00e9culation commerciale ?\u00a0\u00a0Voici la trame de cet op\u00e9ra dont la dramaturgie sc\u00e9nique est en parfaite osmose avec la musique du compositeur valencien Juan Jos\u00e9 Colomer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-12885\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor.jpg\" alt=\"\" width=\"490\" height=\"341\" data-id=\"12885\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor.jpg 490w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor-72x50.jpg 72w\" sizes=\"auto, (max-width: 490px) 100vw, 490px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Le compositeur conf\u00e8re \u00e0 la partition un caract\u00e8re narratif et cr\u00e9e une v\u00e9ritable dramaturgie musicale, trouvant des \u00e9quivalents musicaux \u00e0 la m\u00e9tamorphose permanente de la peinture de Picasso.\u00a0 Colomer ne recourt pas \u00e0 la musique atonale, \u00e9quivalent de la peinture abstraite dont il n&rsquo;y a pas d&rsquo;exemple dans l&rsquo;\u0153uvre de Picasso.\u00a0La partition orchestrale va de constructions plus traditionnelles \u00e0 des d\u00e9constructions rythmiques, ruptures de tonalit\u00e9s, changements permanents de formes et de styles, en assimilant remarquablement dans le final l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de tous ces composants musicaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0La partition vocale, avec des parties importantes r\u00e9serv\u00e9es au ch\u0153ur, grand protagoniste de l&rsquo;op\u00e9ra, conserve et d\u00e9veloppe dans la partie initiale des lignes m\u00e9lodiques qui vont ensuite laisser la place \u00e0 des r\u00e9citatifs et des phras\u00e9s l\u00e9g\u00e8rement discordants dans les dialogues des personnages.\u00a0Des duos du Ier acte de Picasso, Alejandro del Cerro, t\u00e9nor, parfois un peu sec, et de Fernande, Bel\u00e9n Roig, soprano souple, expressive, tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;aise dans les aigus, sont d&rsquo;une grande beaut\u00e9. Josep Miquel Ram\u00f3n, baryton, impressionnant par la puret\u00e9 et les inflexions de sa voix, cr\u00e9e un M\u00e9phisto cynique et envo\u00fbtant, enfin Toni Comas, baryton, incarne Apollinaire puis l&rsquo;imp\u00e9rieux V\u00e9lasquez.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Ricardo Sanchez Cuerda (qui travaille souvent avec Jorge Lavelli) a con\u00e7u une sc\u00e9nographie tr\u00e8s d\u00e9pouill\u00e9e, sobre. Sur le plateau rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une table dans le Ier acte sur laquelle pose Fernande pour un tableau et qui, cass\u00e9e en morceaux par les jeunes peintres gel\u00e9s de froid pour se chauffer, va r\u00e9appara\u00eetre dans l&rsquo;atelier de Picasso dans le final du IIIe acte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Quelques tableaux r\u00e9els, ceux de Renoir et Monnet (dans le Ier acte) et Les M\u00e9nines d\u00e9compos\u00e9 (dans le IIIe acte) apparaissent sur la sc\u00e8ne, les tableaux de Picasso sont \u00e9voqu\u00e9s par des dessins fictifs, projet\u00e9s dans les encadrements lumineux au fond ou r\u00e9alis\u00e9s en direct par le personnage Picasso avec un \u00e9norme pinceau dont il ne se s\u00e9pare jamais, rappelant un balais.\u00a0Les costumes \u00e9voquent ceux de diverses \u00e9poques du XXe s. Picasso en tee shirt blanc \u00e0 rayures bleues, pantalon court, espadrilles et dans l&rsquo;atelier froid de Paris un long manteau gris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme \u00e0 son habitude Boadella recourt \u00e0 la parodie, la caricature, la d\u00e9rision, l&rsquo;humour corrosif souvent d\u00e9lirant, des inventions th\u00e9\u00e2trales de son cru qui ne sont ni des effets gratuits ni des gags, pour faire tomber le mythe de Picasso de son pi\u00e9destal.\u00a0\u00a0Il poss\u00e8de cet art de condenser en une image ou une situation percutante, spectaculaire, ce que beaucoup d&rsquo;autres repr\u00e9sentent de fa\u00e7on lourdement d\u00e9monstrative.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certes, Picasso, dot\u00e9 d&rsquo;une grande intelligence, du sens de l&rsquo;ironie et d&rsquo;une bonne dose d&rsquo;arrogance, a trouv\u00e9 en Boadella un d\u00e9tracteur de premier ordre. Bref c&rsquo;est un duel o\u00f9 chacun des adversaires est un ma\u00eetre incontestable de son art.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;inspirant de faits r\u00e9els, biographiques de la vie de Picasso, Boadella les transforme en fiction th\u00e9\u00e2trale. Ainsi la fulgurante carri\u00e8re r\u00eav\u00e9e par Picasso endormi sous l&rsquo;effet de la drogue est-elle due au pacte qu&rsquo;il conclut avec M\u00e9phisto : semer le chaos dans l&rsquo;art en \u00e9change de la gloire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme un peintre Boadella esquisse en quelques s\u00e9quences l&rsquo;arriv\u00e9e et les d\u00e9buts de Picasso \u00e0 Paris. Ainsi par exemple une sc\u00e8ne o\u00f9 Picasso essaye d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de vendre ses tableaux aux riches bourgeois qui lui tournent le dos admirant les tableaux des ma\u00eetres, Renoir et Monnet, qui apparaissent sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-12888\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor4.jpg\" alt=\"\" width=\"510\" height=\"328\" data-id=\"12888\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor4.jpg 510w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/elpintor4-78x50.jpg 78w\" sizes=\"auto, (max-width: 510px) 100vw, 510px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;irruption de M\u00e9phisto dans le r\u00eave de Picasso est spectaculaire : costume noir, chaussures \u00e0 hauts talons \u00e9voquant les pieds fourchus du diable. Des personnages r\u00e9els, historiques et fictifs, trait\u00e9s sur le mode parodique, surgissent dans le d\u00e9lire de grandeur de Picasso.\u00a0Ainsi Gertrude Stein entour\u00e9e de riches am\u00e9ricains qui lance la mode de la peinture picassienne, les officiers allemands nazis qui la traitent de d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e, les femmes et ma\u00eetresses successives du peintre d\u00e9filant comme des mod\u00e8les de mode, le chef d&rsquo;une tribu africaine accusant Picasso d&rsquo;avoir perverti et transform\u00e9 en produit commercial leurs masques rituels.\u00a0Spectaculaire est la sc\u00e8ne des surench\u00e8res, qui rappelle la bourse en folie, o\u00f9 les prix exorbitants des tableaux de Picasso seront d\u00e9pass\u00e9s par ceux des \u0153uvres de Pollock, auquel succ\u00e8de sur le march\u00e9 la mode des graffitistes dont on voit un groupe peindre sur les murs des graffitis \u00e9voquant Guernica.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La sc\u00e8ne o\u00f9 V\u00e9lasquez, en costume d&rsquo;\u00e9poque, sortant de son tableau des M\u00e9nines, tel la figure du Commandeur jetant l&rsquo;anath\u00e8me sur Don Juan, reproche \u00e0 Picasso d\u00e9sinvolte d&rsquo;avoir copi\u00e9 son \u0153uvre et d\u00e9natur\u00e9 l&rsquo;art, est litt\u00e9ralement path\u00e9tiquement comique.\u00a0Avec humour et sur le mode caricatural Boadella traite (dans le IIe acte) la p\u00e9riode sur la C\u00f4te d&rsquo;Azur quand Picasso produit de fa\u00e7on compulsive ses \u0153uvres dans une ambiance festive avec des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 sa passion tauromachique.\u00a0En se r\u00e9veillant, ayant vu dans son r\u00eave les cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses de son ambition, autant dans sa vie priv\u00e9e que dans l&rsquo;art, Picasso se met \u00e0 peindre, suivant la m\u00e9thode que lui a enseign\u00e9e M\u00e9phisto, une nature morte cubiste. Boadella montrant le peintre tordant une guitare.\u00a0 On ne peut oublier la pr\u00e9sence presque permanente du ch\u0153ur et des danseurs int\u00e9gr\u00e9s dans la dramaturgie sc\u00e9nique, repr\u00e9sentant des groupes ou certains personnages. La chor\u00e9graphie de Blanca Li, totalement en phase avec l&rsquo;esprit de l&rsquo;\u0153uvre et de la mise en sc\u00e8ne, cr\u00e9e non seulement des ambiances mais s&rsquo;inscrit de plain-pied dans les situations et le jeu sc\u00e9nique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une grande cr\u00e9ation op\u00e9ratiques qui va sans doute susciter des pol\u00e9miques autour de l&rsquo;approche critique du mythe de Picasso, mais pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;art n&rsquo;est-il pas un espace de mise en question ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 8 au 11 f\u00e9vrier 2018 &#8211; Teatros del Canal, Madrid El Pintor,\u00a0Op\u00e9ra en 3 actes.\u00a0Cr\u00e9ation mondiale livret et mise en sc\u00e8ne Albert Boadella; musique Juan Jos\u00e9 Colomer; chor\u00e9graphie Blanca Li. Direction musicale Manuel Coves;Ch\u0153ur de la Communaut\u00e9 de Madrid y Orchestre titulaire du Teatro Real (Orchestre Symphonique de Madrid). 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