{"id":12993,"date":"2018-02-16T18:54:29","date_gmt":"2018-02-16T18:54:29","guid":{"rendered":"http:\/\/afficha.info\/?p=12993"},"modified":"2018-02-17T19:07:41","modified_gmt":"2018-02-17T19:07:41","slug":"street-scene-un-opera-atypique-et-un-chef-doeuvre-de-kurt-weill","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afficha.info\/?p=12993","title":{"rendered":"Street scene, un op\u00e9ra atypique et un chef d&rsquo;\u0153uvre de Kurt Weill"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"lieu-evenement\">Cr\u00e9ation au Teatro Real de Madrid<\/span> <span class=\"dates-evenement\">du 13 au 18 f\u00e9vrier<\/span> et <span class=\"dates-evenement\">du 26 mai au 1er juin 2018\u00a0<\/span><\/p>\n<p><em><strong>Street scene<\/strong>, american opera en 2 actes, mise en sc\u00e8ne John Fulljames,\u00a0\u00a0livret de Elmer Rice, bas\u00e9 sur sa pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre homonyme, paroles des textes chant\u00e9s de Elmer Rice et Langston Hugues. Direction musicale Tim Murray;Ch\u0153ur et orchestre titulaires du Teatro Real<\/em><\/p>\n<p><em>Nouvelle production du Teatro Real en coproduction avec l&rsquo;Op\u00e9ra de Monte Carlo et l&rsquo;Op\u00e9ra de Cologne.<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-12991\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/madridweilvignette.jpg\" alt=\"\" width=\"537\" height=\"358\" data-id=\"12991\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/madridweilvignette.jpg 300w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/madridweilvignette-75x50.jpg 75w\" sizes=\"auto, (max-width: 537px) 100vw, 537px\" \/>\u00a0 \u00a0 \u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 On conna\u00eet surtout les compositions de Kurt Weill (1900 &#8211; 1950) de sa p\u00e9riode allemande, sa collaboration avec Bertolt Brecht qui s&rsquo;ach\u00e8ve avec le ballet chant\u00e9 Les sept p\u00e9ch\u00e9s capitaux compos\u00e9 en 1933 avant que Weill n&rsquo;\u00e9migre en 1935 en Am\u00e9rique.\u00a0Beaucoup moins connue est sa production am\u00e9ricaine foisonnante et prolifique qui a fait sa renomm\u00e9e dans son pays d&rsquo;adoption et dont fait partie son op\u00e9ra Street scene. Le livret de Elmer Rice est bas\u00e9 sur sa pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre du m\u00eame nom, cr\u00e9\u00e9e en 1929, qui fut un succ\u00e8s imm\u00e9diat et re\u00e7ut le prix Pulitzer. La pi\u00e8ce d\u00e9nonce les conditions dans lesquelles survivent les \u00e9migrants et les r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 New York dans les ann\u00e9es 1920. Kurt Weill s&rsquo;enthousiasme pour Street scene, un th\u00e9\u00e2tre qui critique la r\u00e9alit\u00e9 depuis la perspective des d\u00e9favoris\u00e9s sous une forme hyperr\u00e9aliste, un th\u00e9\u00e2tre dans lequel il se sent dans son \u00e9l\u00e9ment.\u00a0Elmer Rice transforme sa pi\u00e8ce en livret d&rsquo;op\u00e9ra et en collaboration avec le po\u00e8te afro-am\u00e9ricain, Langston Hugues, \u00e9crit les paroles des parties chant\u00e9es.\u00a0Street scene, cr\u00e9\u00e9 en 1947 \u00e0 Broadway, est un \u00e9v\u00e9nement \u00e0 plusieurs titres. L&rsquo;op\u00e9ra de Kurt Weill est un ovni. Toute la critique l&rsquo;a re\u00e7u comme un chef-d&rsquo;\u0153uvre. L&rsquo;op\u00e9ra de Kurt Weill re\u00e7oit un Tony Award pour la meilleure partition. Mais en m\u00eame temps on le trouve impossible pour les moyens qu&rsquo;il exige : 25 personnages, ch\u0153ur, orchestre important etc. Les sp\u00e9cialistes qui s&rsquo;accordent sur la g\u00e9nitalit\u00e9 de cette \u0153uvre exceptionnelle sont divis\u00e9s quant \u00e0 sa classification : op\u00e9ra ou th\u00e9\u00e2tre musical ?Kurt Weill, consid\u00e9rant Street scene comme sa meilleure \u0153uvre, affirmait qu&rsquo;il s&rsquo;agit bel et bien d&rsquo;un op\u00e9ra.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Street scene retourne sur sc\u00e8ne apr\u00e8s sa mort, en 1955 \u00e0 D\u00fcsseldorf puis en 1959 au New York City Op\u00e9ra qui le reprend en 1978 et en 1989. En 1989 il est repr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Glasgow et \u00e0 Londres et \u00e0 partir des ann\u00e9es 1990 il r\u00e9appara\u00eet sur les sc\u00e8nes internationales avec plus ou moins de fr\u00e9quence.\u00a0 Certes, la production de Street scene est extr\u00eamement difficile, la partition exige un orchestre, des solistes mais aussi des choristes rompus \u00e0 l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 stylistique de l&rsquo;\u0153uvre.\u00a0Le Teatro Real, en s&rsquo;associant avec l&rsquo;Op\u00e9ra de Monte-Carlo et l&rsquo;Op\u00e9ra de Cologne, a os\u00e9 relever le d\u00e9fi de la nouvelle production de Street scene avec son fantastique orchestre \u00e0 toute \u00e9preuve, sous la baguette de Tim Murray qui nous a d\u00e9j\u00e0 \u00e9bloui dans Porgy and Bess, il y a deux ans, et des solistes brillantissimes non seulement vocalement mais aussi comme acteurs et danseurs.\u00a0Street scene se joue \u00e0 Madrid en deux s\u00e9ries de repr\u00e9sentations. Ceux qui n&rsquo;ont pas trouv\u00e9 de places entre les 13 et 18 f\u00e9vrier peuvent encore tenter leur chance entre le 26 mai et le 1er juin 2018.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 En arrivant en 1935 en Am\u00e9rique (ann\u00e9e de cr\u00e9ation de Porgy and Bess de George Gershwin) Kurt Weill plonge dans l&rsquo;effervescence de la vie musicale new yorkaise, assimilant le background afro-am\u00e9ricain de la musique populaire. La pi\u00e8ce de Elmer Rice avec sa th\u00e9matique sociale, s&rsquo;offre \u00e0 lui comme une sorte de prolongement de son travail avec Brecht. On pourrait dire que son op\u00e9ra Street scene est \u00e0 mi-chemin entre Porgy and Bess de Gershwin (1935) et West Side Story de Bernstein (1957) autant quant \u00e0 sa th\u00e9matique mettant en sc\u00e8ne les quartiers pauvres des Noirs et des immigr\u00e9s que par la musique extr\u00eamement moderne puisant dans les ressources populaires.\u00a0L&rsquo;histoire de Street scene se passe dans un immeuble d&rsquo;un quartier pauvre, Lower East Side, dans les ann\u00e9es 1940, dont la communaut\u00e9, une mosa\u00efque d&rsquo;immigr\u00e9s d&rsquo;origines et de cultures diff\u00e9rentes vit dans la pr\u00e9carit\u00e9. Le manque de ressources, les expulsions pour loyers impay\u00e9s, la marginalit\u00e9, le racisme, l&rsquo;alcoolisme, la violence, la solitude, l&rsquo;absence d&rsquo;avenir pour les jeunes, mais aussi l&rsquo;amour v\u00e9ritable, le r\u00eave de faire une autre vie, voici de quoi est faite l&rsquo;existence des protagonistes de l&rsquo;op\u00e9ra o\u00f9 sur ce tableau d&rsquo;ensemble s&rsquo;articulent plusieurs histoires particuli\u00e8res superpos\u00e9es.\u00a0Principalement deux : celle du couple Maurrant, Anna femme frustr\u00e9e d&rsquo;amour et de tendresse, d\u00e9laiss\u00e9e par son mari Franck, brutal, alcoolique et r\u00e9actionnaire qu&rsquo;elle trompe avec le livreur de lait, et celle de Rose, leur fille, qui, assi\u00e9g\u00e9e par les avances du patron de l&rsquo;agence immobili\u00e8re o\u00f9 elle travaille et par son voisin voyou, aime, avec r\u00e9ciprocit\u00e9 Sam Kaplan, \u00e9tudiant de Droit, fils d&rsquo;une famille juive immigr\u00e9e. C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9t\u00e9, chaleur \u00e9touffante, les habitants de l&rsquo;immeuble se plaignant des attaques des moustiques. Leur journ\u00e9e s&rsquo;\u00e9coule avec des petits \u00e9v\u00e9nements quotidiens, des comm\u00e9rages, des tromperies et des commentaires sur les derni\u00e8res nouvelles : l&rsquo;expulsion de l&rsquo;immeuble de la famille Hildebrand qui, abandonn\u00e9e par le p\u00e8re, ne peut plus payer le loyer. Un drame survient dans cette banalit\u00e9 quotidienne. Surprenant sa femme avec le livreur de lait, Frank tue l&rsquo;amant et blesse mortellement sa femme qui mourra \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital.<\/p>\n<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Contrairement \u00e0 Porgy and Bess et West Side Story, aucun message positif dans Street scene, rien ne change dans la vie mis\u00e9rable des protagonistes qui continuent \u00e0 survivre dans l&rsquo;indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale. L&rsquo;actualit\u00e9 de ce propos est plus que flagrante aujourd&rsquo;hui. Il y a une fusion totale entre le drame de la communaut\u00e9 pluriculturelle et la partition de Kurt Weill, un melting-pot de styles, rythmes diff\u00e9rents, depuis des r\u00e9f\u00e9rences au v\u00e9risme et au lyrisme de Puccini, \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra bouffe italienne, ou aux airs romantiques \u00e0 la Leh\u00e1r, aux r\u00e9sonances de Gershwin, des com\u00e9dies musicales de Cole Porter, Irwin Berlin et d&rsquo;autres, aux blues, jazz, pop rock (dont sans doute Weill est pr\u00e9curseur) et m\u00eame \u00e0 une berceuse paraphras\u00e9e. Cependant il fusionne tous ces \u00e9l\u00e9ments et emprunts musicaux, en apparence disparates, dans une forme homog\u00e8ne.\u00a0Autant dans le livret de Elmer Rice que dans la musique de Weill il y a la fameuse distanciation, ch\u00e8re au compositeur allemand, qui joue souvent sur les contrastes et les contrepoints. Ainsi par exemple certains moments dramatiques, violents, s&rsquo;accompagnent-ils d&rsquo;une musique aux sonorit\u00e9s fines, douces ou all\u00e8gres.\u00a0Le comique, l&rsquo;humour, la parodie, c\u00f4toient sans cesse le dramatique et le tragique \u00e0 l&rsquo;instar de l&rsquo;esprit de ce grand pays am\u00e9ricain o\u00f9 le beau, le raffin\u00e9, le laid et le morbide cohabitent. Lippo Fiorentino, Italien st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9, chante avec emphase l&rsquo;\u00e9loge des glaces italiennes en parodiant un grand chanteur d&rsquo;op\u00e9ra bouffe italien.\u00a0<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-12992\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/madridweil.jpg\" alt=\"\" width=\"501\" height=\"377\" data-id=\"12992\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/madridweil.jpg 470w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/madridweil-66x50.jpg 66w\" sizes=\"auto, (max-width: 501px) 100vw, 501px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Les deux nurses chantent aux b\u00e9b\u00e9s, sur un air de berceuse, les horreurs qui se passent entre leurs parents.\u00a0Il y a dans Street scene, comme dans les com\u00e9dies musicales, beaucoup de parties parl\u00e9es. On est surpris quand, \u00e0 un moment, les personnages dansent le rock dans le meilleur style.\u00a0La flexibilit\u00e9 vocale des chanteurs, \u00e0 l&rsquo;aise dans toute la diversit\u00e9 stylistique musicale, est impressionnante. Patricia Racette en Anna, soprano, bien appuy\u00e9e dans les graves, brillante dans les aigus, est sublime dans son tr\u00e8s long aria de 7 minutes du Ier acte, charg\u00e9 de lyrisme et d&rsquo;une profonde \u00e9motion. Jose Manuel Zapata, Lippo Fiorentino, t\u00e9nor, dont la voix coule de sources, est un superbe comique un peu dans le style des com\u00e9dies italiennes. Jo\u00ebl Prieto, t\u00e9nor profond, voix bien pos\u00e9e, impressionnant dans les aigus, cr\u00e9e un Sam Kaplan humble, introverti et Paulo Szot, baryton, fait un Frank Maurrant violent, incapable d&rsquo;affronter ses contradictions. Je rel\u00e8ve surtout Mary Bevan, soprano pur, envo\u00fbtant, qui interpr\u00e8te Rose en lui conf\u00e9rant une complexit\u00e9 \u00e9motionnelle, magnifique dans ses duos avec Sam.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0La mise en sc\u00e8ne de John Fulljames se concentrant sur le drame des personnages, qui va \u00e0 l&rsquo;essentiel sans chercher des effets inutiles, hyperr\u00e9aliste, sans un sentimentalisme mis\u00e9rabiliste. Elle s&rsquo;inscrit dans un dispositif sc\u00e9nique extr\u00eamement efficace ( d\u00e9cor Dick Bird): une construction m\u00e9tallique de quatre \u00e9tages avec des escaliers int\u00e9rieurs et des plates-formes correspondant aux appartements des protagonistes.\u00a0\u00c0 droite du plateau un r\u00e9verb\u00e8re, \u00e0 gauche une borne d&rsquo;incendie, des poubelles avec des d\u00e9chets autour. Cette construction s&rsquo;ouvre \u00e0 un moment, en faisant appara\u00eetre, au fond les lumi\u00e8res de New York avec ses gratte-ciels. Peu d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments sc\u00e9niques : un v\u00e9lo et quelques objets utilis\u00e9s par les personnages. Costumes des ann\u00e9es 1940 \u00e9voquant par quelques traits les origines des personnages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Avec un remarquable sens de l&rsquo;espace John Fulljames distribue les situations, des s\u00e9quences dans\u00e9es (chor\u00e9graphie Arthur Pita)\u00e0 divers niveaux dans le dispositif sc\u00e9nique, en relevant les histoires particuli\u00e8res dans ce tableau d&rsquo;un microcosme humain avec ses peines, ses pr\u00e9occupations, ses drames et ses petites joies quotidiennes.<\/p>\n<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0De fait, l&rsquo;op\u00e9ra de Kurt Weill, consid\u00e9r\u00e9 comme un d\u00e9fi \u00e0 la sc\u00e8ne, trouve dans cette production un accomplissement qui r\u00e9unit l&rsquo;intelligence et l&rsquo;excellence.<\/p>\n<p><em>Cr\u00e9dit photo: Teatro Real, Madrid<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cr\u00e9ation au Teatro Real de Madrid du 13 au 18 f\u00e9vrier et du 26 mai au 1er juin 2018\u00a0 Street scene, american opera en 2 actes, mise en sc\u00e8ne John Fulljames,\u00a0\u00a0livret de Elmer Rice, bas\u00e9 sur sa pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre homonyme, paroles des textes chant\u00e9s de Elmer Rice et Langston Hugues. 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