{"id":13840,"date":"2018-05-28T20:50:09","date_gmt":"2018-05-28T20:50:09","guid":{"rendered":"http:\/\/afficha.info\/?p=13840"},"modified":"2018-06-10T21:03:01","modified_gmt":"2018-06-10T21:03:01","slug":"toute-lhorreur-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afficha.info\/?p=13840","title":{"rendered":"Toute l&rsquo;horreur du monde."},"content":{"rendered":"<p><span class=\"dates-evenement\">Du 16 mai au 3 juin 2018,\u00a0<\/span> <span class=\"lieu-evenement\">Teatro Real, Madrid<\/span><\/p>\n<p>Die Soldaten (op\u00e9ra en 4 actes) de Bernd Alois Zimmermann<\/p>\n<p>mise en sc\u00e8ne Calixto Bieito, direction musicale : Pablo Heras-Casado<\/p>\n<p>Ch\u0153ur et orchestre titulaires du Teatro Real<br \/>\nNouvelle production du Teatro Real, cr\u00e9\u00e9 \u00e0 la Opernhaus de Z\u00farich et \u00e0 la Komische Oper de Berl\u00edn<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-13841\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/madridsoldaten-5337.jpg\" alt=\"\" width=\"602\" height=\"401\" data-id=\"13841\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/madridsoldaten-5337.jpg 300w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/madridsoldaten-5337-75x50.jpg 75w\" sizes=\"auto, (max-width: 602px) 100vw, 602px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pr\u00e9senter Die Soldaten, l&rsquo;unique op\u00e9ra de Bernd Alo\u00efs Zimmermann (1918 1970), \u0153uvre peu mont\u00e9e, consid\u00e9r\u00e9e comme irrepr\u00e9sentable, \u00e0 la structure d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment chaotique, en rupture avec les codes op\u00e9ratiques, donnant une vision crue, brutale, extr\u00eamement violente, de notre monde, est un d\u00e9fi, mieux un coup de poing dans les habitudes du public conventionnel, bienpensant. Depuis ses derni\u00e8res saisons, le Teatro Real accumule r\u00e9solument ce genre de risques, en confrontant son public \u00e0 des \u0153uvres difficiles, complexes, inconfortables, qui bousculent, ou mieux, battent en br\u00e8ches les id\u00e9es et les conceptions \u00e9tablies, rassurantes, autant sur l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;art que sur la nature humaine et le monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sans aucun doute la cr\u00e9ation de Die Soldaten, une \u0153uvre extr\u00eamement radicale, ne pouvait tomber mieux qu&rsquo;entre les mains de Calixto Bieito, metteur en sc\u00e8ne tout aussi radical et audacieux dans ses partis pris sc\u00e9nique, souvent controvers\u00e9s.\u00a0Die Soldaten, compos\u00e9 entre 1958 et 1965 et cr\u00e9\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Cologne, est une \u0153uvre clef du XXe s. \u00e0 plusieurs titres, autant sur le plan musical que dramaturgique.\u00a0L&rsquo;op\u00e9ra de Cologne qui l&rsquo;a command\u00e9 \u00e0 Bernd Alo\u00efs Zimmermann, refusant d&rsquo;abord de cr\u00e9er cet OVNI irr\u00e9alisable, obligea le compositeur \u00e0 effectuer des modifications et \u00e0 simplifier la partition dont la complexit\u00e9 et l&rsquo;anticonformisme restent toujours exemplaires comme d\u00e9fi \u00e0 la fois \u00e0 l&rsquo;orchestre, aux interpr\u00e8tes et au metteur en sc\u00e8ne capable de mat\u00e9rialiser un univers apocalyptique de Zimmerman.\u00a0La nouvelle production du Teatro Real rel\u00e8ve magistralement ce d\u00e9fi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La vie de Bernd Alo\u00efs Zimmermann, marqu\u00e9e par la barbarie et les atrocit\u00e9s des guerres et leurs cons\u00e9quences : son enfance et son adolescence dans une Allemagne sinistr\u00e9e par la Ier Guerre mondiale qui cherche le salut dans le fascisme, sa mobilisation et l&rsquo;envoie au front fran\u00e7ais dans la IIe Guerre mondiale, l&rsquo;occupation de son pays partag\u00e9 entre les deux blocs, la guerre froide, les guerres d\u00e9sormais permanentes : celles d&rsquo;Indochine, du Vietnam, etc., est une progressive descente aux enfers, \u00e0 la fois d&rsquo;un monde en voie de d\u00e9shumanisation et aux enfers de sa propre souffrance et de son d\u00e9sarroi qui le conduisent, \u00e0 52 ans, au suicide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-13842\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/madridsoldaten-5686.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"337\" data-id=\"13842\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/madridsoldaten-5686.jpg 500w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/madridsoldaten-5686-74x50.jpg 74w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;univers militaris\u00e9, r\u00e9sonnant de bruits de bottes, la d\u00e9composition morale dans Die Soldaten et la progressive descente de l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne, Marie dans la barbarie de ce monde, sont le reflet du pass\u00e9, du pr\u00e9sent et du futur sans espoir du monde dans lequel Zimmermann s&rsquo;asphyxie. On pourrait dire que Die Soldaten dans la musique, comme Le cri de Munch dans la peinture, sont un m\u00eame cri impuissant de douleur et d&rsquo;horreur.\u00a0Zimmermann s&rsquo;est inspir\u00e9 pour Die Soldaten de la pi\u00e8ce homonyme de Jacov Lenz \u00e9crite en 1776, dont l&rsquo;influence est aussi clairement perceptible dans Woyzeck de B\u00fcchner. La pi\u00e8ce de Lenz porte d\u00e9j\u00e0 en germes la fragmentation de la trame et la discontinuit\u00e9 temporelle que Zimmermann va pousser \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame, en pulv\u00e9risant la notion de l&rsquo;unit\u00e9 d&rsquo;action et de lieu et en introduisant la notion de temps circulaire, c&rsquo;est-\u00e0-dire de la simultan\u00e9it\u00e9 du pass\u00e9, du pr\u00e9sent et du futur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le livret de Die Soldaten, \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9 du th\u00e9\u00e2tre psychologique, est un th\u00e9\u00e2tre de situations, compos\u00e9 d&rsquo;une s\u00e9rie de stations sans aucune chronologie. Les sc\u00e8nes du pass\u00e9, du pr\u00e9sent et du futur pressenti, ayant lieu simultan\u00e9ment.\u00a0Zimmermann suit avec fid\u00e9lit\u00e9 la trame de la pi\u00e8ce de Lenz dont l&rsquo;action se situe en Flandres dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XVIIIe s., \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la guerre franco-autrichienne. Mais il la projette dans une dimension temporelle o\u00f9 l&rsquo;histoire et le contemporain fusionnent et en relevant les th\u00e8mes essentiels de la pi\u00e8ce dont l&rsquo;actualit\u00e9 perdure toujours : avilissement du quotidien et de l&rsquo;individu dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 r\u00e8gne la vulgarit\u00e9, le processus de d\u00e9gradation irr\u00e9m\u00e9diable dont la figure f\u00e9minine, en bas de l&rsquo;\u00e9chelle des valeurs, est le symbole, la soumission de l&rsquo;individu au syst\u00e8me, l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 et les pr\u00e9jug\u00e9s de classes, l&rsquo;humiliation, le viol et la d\u00e9ch\u00e9ance des plus faibles.\u00a0Marie, fille d&rsquo;une famille de commer\u00e7ants, en apparence honorable, adolescente ambitieuse, pour s&rsquo;\u00e9lever dans la hi\u00e9rarchie sociale, va utiliser ses \u00ab\u00a0armes\u00a0\u00bb f\u00e9minines. Mais, contrairement \u00e0 ses attentes, \u00e0 chaque \u00e9tape, elle s&rsquo;enfonce plus bas.\u00a0Elle passe de main en main, changeant d&rsquo;amants, devient une fille \u00e0 soldats, un d\u00e9chet humain, au point que son propre p\u00e8re qui lui donne l&rsquo;aum\u00f4ne, ne la reconna\u00eet pas.\u00a0Il y a dans l&rsquo;\u0153uvre de Zimmermann des influences de Schoenberg, Bart\u00f3k, Stravinsky, Webern, Kagel et, dans Die Soldaten particuli\u00e8rement, celle de Alban Berg.\u00a0La partition de Die Soldaten, d&rsquo;une grande puissance \u00e9motionnelle, est une fresque avant-gardiste, collage de divers styles : bel canto atonal, \u00e9l\u00e9ments s\u00e9riels, sprechgesang, citations de jazz, de chant gr\u00e9gorien, Dies irae, chorales de Bach extraits de La passion selon Saint Matthieu.\u00a0Comme pour la structure dramaturgique, Zimmermann utilise dans la partition la m\u00eame esth\u00e9tique de fragmentation et de concentration temporelle, simultan\u00e9e, d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments musicaux de diverses \u00e9poques. Ainsi par exemple dans le IIe acte on entend simultan\u00e9ment Dies irae gr\u00e9gorien sur orgue et des marches militaires. Les sonorit\u00e9s militaires, trompettes, tambours, percussions, sont extr\u00eamement pr\u00e9sentes dans la partition.\u00a0La partition vocale, tout comme orchestrale, complexe, h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, impr\u00e9gn\u00e9e de difficult\u00e9s, exige des interpr\u00e8tes une extr\u00eame virtuosit\u00e9, en particulier pour Marie et Desportes.\u00a0En abordant ce \u00ab monstre \u00bb op\u00e9ratique : orchestre de plus de 100 musiciens, 16 personnages chant\u00e9s, plusieurs autres parlants ou sans texte, Calixto Bieito d\u00e9ment l&rsquo;id\u00e9e irrepr\u00e9sentable de cette \u0153uvre dans sa conception sc\u00e9nique d&rsquo;une totale coh\u00e9rence et d&rsquo;une th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 admirable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-13843\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/madridsoldaten-1759.jpg\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"483\" data-id=\"13843\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/madridsoldaten-1759.jpg 350w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/madridsoldaten-1759-36x50.jpg 36w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En accord avec la notion zimmermanienne du temps, la simultan\u00e9it\u00e9 du pass\u00e9, du pr\u00e9sent et du futur, et avec la structure fragmentaire de l&rsquo;\u0153uvre, il en donne une vision m\u00e9taphorique. Elle s&rsquo;exprime \u00e0 la fois dans la sc\u00e9nographie et dans les costumes qui, sans coller \u00e0 une \u00e9poque pr\u00e9cise, concentrent la notion temporelle.\u00a0Le dispositif sc\u00e9nique tient d&rsquo;une machinerie destructrice. L&rsquo;orchestre, tous les musiciens, y compris le chef d&rsquo;orchestre, en uniforme militaire, est situ\u00e9 sur les divers niveaux d&rsquo;un \u00e9chafaudage m\u00e9tallique qui occupe la sc\u00e8ne et ses parties lat\u00e9rales. Les musiciens, en position de combat, avec des instruments en joue, tels des armes, fusils, mitrailleuses ou canons. Au-dessous de l&rsquo;\u00e9chafaudage, des passages, comme des tunnels ou des galeries, par lesquels apparaissent les chanteurs, les acteurs, le ch\u0153ur et \u00e0 certains moments, une plate-forme avec des percussions. Deux plates-formes qui montent et descendent, permettent de situer les personnages dans certaines sc\u00e8nes, \u00e0 divers niveaux de l&rsquo;\u00e9chafaudage.\u00a0Cette option de verticalit\u00e9 permet \u00e0 la fois de fragmenter et de multiplier les espaces, les plans d&rsquo;action. L&rsquo;action sc\u00e9nique se d\u00e9roule sur la fosse d&rsquo;orchestre, couverte, sur\u00e9lev\u00e9e au niveau de la sc\u00e8ne, ce qui cr\u00e9e une proximit\u00e9 entre les interpr\u00e8tes et les spectateurs, presque inclus dans l&rsquo;univers repr\u00e9sent\u00e9.\u00a0Les projections sur deux grands \u00e9crans au fond et des \u00e9crans lat\u00e9raux, des personnages en gros plan et des sc\u00e8nes du pass\u00e9 ou pr\u00e9monitoires du futur, en relation avec les sc\u00e8nes repr\u00e9sent\u00e9e, multiplient les espaces sc\u00e9niques.\u00a0Ce collage d&rsquo;images est en totale ad\u00e9quation avec le collage d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments musicaux de nature divers et appartenant \u00e0 des \u00e9poques diff\u00e9rentes dans la partition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Calixto Bieito encadre la tragique histoire de Marie entre l&rsquo;image projet\u00e9e en gros plan sur le rideau de sc\u00e8ne, au d\u00e9but du spectacle : une adolescente blonde, aux grands yeux bleus, figure d&rsquo;innocence, et l&rsquo;image finale de la m\u00eame jeune fille blonde, expression de douleur et le sang coulant de sa bouche. En m\u00eame temps, alors que les bruits de bottes et la musique militaire montent, on voit sur sc\u00e8ne Marie, agonisante, allong\u00e9e au sol, les bras en croix, telle une martyre du syst\u00e8me. Susanne Elmark en Marie, soprano coloratura vertigineuse, domine la gamme \u00e9motionnelle de son personnage, tra\u00e7ant finement et avec sensibilit\u00e9 son \u00e9volution d&rsquo;une jeune fille insouciante, joyeuse, ambitieuse et s\u00e9ductrice \u00e0 une prostitu\u00e9e ab\u00eem\u00e9e. Uwe Stickert, t\u00e9nor, voix claire, agile, cr\u00e9e un Desportes jeune noble, abonn\u00e9 aux plaisirs de la vie et \u00e0 la moralit\u00e9 flexible, adaptable aux circonstances, comme d&rsquo;ailleurs la majorit\u00e9 des personnages.\u00a0Tous les chanteurs, non seulement sont \u00e0 la hauteur des exigences peu communes de la partition, mais encore se r\u00e9v\u00e8lent, sous la baguette de Calixto Bieito, des acteurs \u00e0 toute \u00e9preuve.\u00a0Pablo Heras Casado, chef d&rsquo;orchestre incontestablement remarquable, lui-m\u00eame th\u00e9\u00e2tralis\u00e9 en chef d&rsquo;arm\u00e9e, domine parfaitement la partition, ressortant sa mosa\u00efque musicale, sa plasticit\u00e9, son univers r\u00e9f\u00e9rentiel.\u00a0Mes plus grands applaudissements vont \u00e0 Calixte Bieito qui non seulement ma\u00eetrise le puzzle dramaturgique de l&rsquo;\u0153uvre, mais encore traduit sur sc\u00e8ne l&rsquo;essence de l&rsquo;univers zimmermannien sans effets excessifs de violence, sans path\u00e9tique, en cr\u00e9ant des images \u00e9vocatrices, fortes, contenant implicitement une cruaut\u00e9 et une douleur insoutenable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une des qualit\u00e9s du travail de Calixto Bieito, est de conf\u00e9rer \u00e0 sa mise en sc\u00e8ne un caract\u00e8re intemporel et avant tout de ne pas chercher \u00e0 la ramener \u00e0 une actualit\u00e9 anecdotique<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 16 mai au 3 juin 2018,\u00a0 Teatro Real, Madrid Die Soldaten (op\u00e9ra en 4 actes) de Bernd Alois Zimmermann mise en sc\u00e8ne Calixto Bieito, direction musicale : Pablo Heras-Casado Ch\u0153ur et orchestre titulaires du Teatro Real Nouvelle production du Teatro Real, cr\u00e9\u00e9 \u00e0 la Opernhaus de Z\u00farich et \u00e0 la Komische Oper de Berl\u00edn &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":5,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-13840","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13840","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13840"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13840\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13840"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13840"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13840"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}