{"id":5378,"date":"2015-10-04T21:38:33","date_gmt":"2015-10-04T21:38:33","guid":{"rendered":"http:\/\/afficha.info\/?p=5378"},"modified":"2015-10-05T13:52:42","modified_gmt":"2015-10-05T13:52:42","slug":"la-beaute-sauvage-qui-galvanise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afficha.info\/?p=5378","title":{"rendered":"La beaut\u00e9 sauvage qui galvanise"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"dates-evenement\">Du 3 au 11 f\u00e9vrier 2016<\/span>\u00a0&#8211; \u00a0<span class=\"lieu-evenement\">Th\u00e9\u00e2tre de la Ville, Paris<\/span><\/p>\n<p>Fla.co.men mise en sc\u00e8ne, chor\u00e9graphie, interpr\u00e9tation Israel Galvan<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Cr\u00e9\u00e9 au Teatro Lope de Vega \u00e0 Sevilla, pr\u00e9sent\u00e9 au Teatro del Canal \u00e0 Madrid du 8 au 11 janvier 2015 dans le cadre du Festival de l&rsquo;Automne au Printemps \u00e0 Madrid.<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-5380\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/galvan-4-1.jpg\" alt=\"galvan 4 (1)\" width=\"300\" height=\"300\" data-id=\"5380\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/galvan-4-1.jpg 300w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/galvan-4-1-50x50.jpg 50w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Fla.co.men est \u00e0 la fois un hommage au flamenco et le retour d&rsquo;Israel Galvan aux origines de son art. Le titre du spectacle Fla.co.men (flamenco \u00e0 l&rsquo;envers) traduit ce geste de ressourcement et de r\u00e9invention, de d\u00e9construction et de construction.\u00a0Isra\u00ebl Galvan d\u00e9finit po\u00e9tiquement ce retour \u00e0 l&rsquo;origine en citant le texte, qui est aussi le leitmotif de son spectacle, du grand po\u00e8te compositeur et chanteur de flamenco Enrique Morente : \u00ab j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 pierre et j&rsquo;ai perdu mon centre. On m&rsquo;a jet\u00e9 \u00e0 la mer et \u00e0 la fin mon centre est venu me retrouver \u00bb. Il s&rsquo;est appropri\u00e9 le credo de Morente \u00ab traduire la tradition et \u00eatre conscient de la trahison \u00bb.\u00a0Dans Fla.co.men. il s&rsquo;ancre dans sa propre m\u00e9moire en pr\u00e9levant de quelques spectacles pr\u00e9c\u00e9dents, des \u00e9l\u00e9ments embl\u00e9matiques pour les d\u00e9construire dans une exp\u00e9rimentation r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice o\u00f9 son seul protagoniste est le son, le souffle, le cri originaire du flamenco.\u00a0Souverain et humble, en qu\u00eate de vibrations, de sonorit\u00e9s nouvelles et \u00e0 la fois famili\u00e8res, tel un illusionniste, il recr\u00e9e devant nous son univers galvanique. Il y a une jouissance, une insouciance joyeuse, l&rsquo;humour, des blagues et des clins d&rsquo;\u0153il dans cette nouvelle m\u00e9tamorphose de l&rsquo;art du flamenco de ce g\u00e9nial S\u00e9villan.\u00a0Ses parents ont \u00e9t\u00e9 des danseurs de flamenco tr\u00e8s connus \u00e0 S\u00e9ville, lui et sa s\u0153ur Pastora ont emprunt\u00e9 le m\u00eame chemin. En 1994 il entre dans la compagnie de Mario Moya, puis travaille avec Manuel Solar avant de cr\u00e9er en 1998 sa propre compagnie. D\u00e8s le d\u00e9part dans son approche du flamenco Isra\u00ebl Galvan puise dans les diverses sources d&rsquo;inspiration de la tradition et de la culture populaire.\u00a0Depuis 2009 il est invit\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement au Festival d&rsquo;Avignon et aujourd&rsquo;hui artiste associ\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre de la Ville \u00e0 Paris.<span style=\"line-height: 1.5;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-5379\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/galvan-5-1.jpg\" alt=\"galvan 5 (1)\" width=\"300\" height=\"300\" data-id=\"5379\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/galvan-5-1.jpg 300w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/galvan-5-1-50x50.jpg 50w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Isra\u00ebl Galvan ne cesse de nous surprendre. Dans Fla.co.men il retrouve la dimension ontologique du flamenco et quitte la zone sombre de l&rsquo;espace sc\u00e9nique privil\u00e9gi\u00e9e dans ses spectacles pr\u00e9c\u00e9dents pour un espace lumineux, \u00ab r\u00e9cr\u00e9atif \u00bb. La th\u00e9matique de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration, de la renaissance prenant ici le dessus sur celle de la mort et de la souffrance.\u00a0Fla.co.men a quelque chose d&rsquo;une exp\u00e9rimentation pure, d&rsquo;un jeu o\u00f9 tout surgit spontan\u00e9ment, comme par hasard, sans \u00e0 priori aucun, tout est en mouvement, tout se m\u00e9tamorphose en permanence. Galvan s&rsquo;amuse \u00e0 multiplier les sons, \u00e0 associer des \u00e9l\u00e9ments, \u00e0 les d\u00e9caler, les d\u00e9faire, voire les d\u00e9truire devant nous comme un gamin qui casse son jouet.\u00a0En piquant des \u00e9l\u00e9ments de ses spectacles pr\u00e9c\u00e9dents (Zapatos rojos, La m\u00e9tamorfosis, Galvanicas, El final de este estado de cosas, Le r\u00e9el \/lo rea\/ the real) il les d\u00e9tourne, les transforme, les d\u00e9truit. Ainsi reprend-il par exemple une chaussure blanche d&rsquo;un de ses premiers spectacles, un moulage en pl\u00e2tre avec lequel il cr\u00e9e des sons diff\u00e9rents en soufflant dedans jusqu&rsquo;au craquement quand il l&rsquo;\u00e9crase avec son pied. La recherche d&rsquo;un bruit de crissement ? Image de rupture, de transgression ? Destruction du moule ? Galvan multiplie les sens de ses gestes nous laissant la libert\u00e9 de leur interpr\u00e9tation.\u00a0Il propose dans Fla.co.men un nouveau vocabulaire de mouvements : des lignes plus rondes, adoucies, n&rsquo;ayant rien \u00e0 voir avec les mouvements du flamenco classique, des envol\u00e9es des bras, des mains, \u00e9voquant un oiseau, un taconeado a\u00e9rien. Pas d&rsquo;argument ni de trame dans le spectacle qui se pr\u00e9sente comme la cr\u00e9ation instantan\u00e9e d&rsquo;une partition sonore et chor\u00e9graphique produite par les instruments, les objets et les corps qui se donnent la r\u00e9plique, improvisent, se surprennent.\u00a0Galvan interpelle les instruments, tape sur les grosses caisses, danse avec les musiciens, frappe le sol sonoris\u00e9 \u00e0 certains endroits, danse sur des pi\u00e8ces de monnaie. Il cr\u00e9e une sorte de symphonie sauvage de sons, de bruits, de rythmes, avec les instruments (cymbales, grosses caisses, guitares, violon, xylophone, saxophone, cajon, fl\u00fbte), la voix : le chant et la parole, jouant sur les sonorit\u00e9s de l&rsquo;espagnol et de l&rsquo;anglais, enfin tout le registre des sons, des bruits produits par des coups sur son corps, des objets, le sol.\u00a0Il joue avec la m\u00eame libert\u00e9 avec le flamenco en impr\u00e9gnant les th\u00e8mes, les rythmes traditionnels, originels, des sonorit\u00e9 nouvelles, par exemple des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 Ligeti dans la ronde\u00f1a, ou \u00e0 Luigi Nono dans la granaina ou en sugg\u00e9rant la filiation entre la taranta et la tarentelle.\u00a0Tout cela se passe dans une ambiance ludique avec des moments parfois comiques. Dans le final tous les musiciens dansent avec Galvan une seguiryia puis s&rsquo;en vont sur la pointe des pieds, clin d&rsquo;\u0153il au ballet classique. Galvan fait un retour aux saluts, tournoyant en robe andalouse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Cr\u00e9dit photos:\u00a0Teatros del Canal<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 3 au 11 f\u00e9vrier 2016\u00a0&#8211; \u00a0Th\u00e9\u00e2tre de la Ville, Paris Fla.co.men mise en sc\u00e8ne, chor\u00e9graphie, interpr\u00e9tation Israel Galvan &nbsp; Cr\u00e9\u00e9 au Teatro Lope de Vega \u00e0 Sevilla, pr\u00e9sent\u00e9 au Teatro del Canal \u00e0 Madrid du 8 au 11 janvier 2015 dans le cadre du Festival de l&rsquo;Automne au Printemps \u00e0 Madrid. \u00a0 \u00a0 \u00a0 &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":3,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-5378","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5378","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5378"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5378\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5378"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5378"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5378"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}