{"id":9394,"date":"2016-11-21T12:25:38","date_gmt":"2016-11-21T12:25:38","guid":{"rendered":"http:\/\/afficha.info\/?p=9394"},"modified":"2016-11-24T13:00:02","modified_gmt":"2016-11-24T13:00:02","slug":"lecon-dhumanite-et-de-pouvoir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afficha.info\/?p=9394","title":{"rendered":"Le\u00e7on d&rsquo;humanit\u00e9 et de pouvoir"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"dates-evenement\">19-28 novembre 2016<\/span> \u00a0 &#8211; <span class=\"lieu-evenement\">Teatro\u00a0Real, Madrid\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">La repr\u00e9sentation du 26 novembre est retransmise en direct par la Radio diffusion de l&rsquo;Union Europ\u00e9enne<\/span>\u00a0<\/p>\n<p>La cl\u00e9mence de Titus (Clemenza di Tito) de Wolfgang Amadeus Mozart\u00a0<\/p>\n<p><em>mise en sc\u00e8ne\u00a0Ursel\u00a0et Karl Ernst\u00a0Herrmann, sc\u00e9nographie, costumes, lumi\u00e8res Karl Ernst\u00a0Herrmann\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>direction musicale Christophe Rousset, Ch\u0153ur et orchestre du\u00a0Teatro\u00a0Real<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-9395\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/clementT.jpg\" alt=\"clementt\" width=\"499\" height=\"253\" data-id=\"9395\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/clementT.jpg 550w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/clementT-84x43.jpg 84w\" sizes=\"auto, (max-width: 499px) 100vw, 499px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0La cl\u00e9mence de Titus, le\u00a0dernier op\u00e9ra de Mozart,\u00a0commande\u00a0pour le couronnement de\u00a0L\u00e9opold II en tant que Roi de Boh\u00e8me,\u00a0fut cr\u00e9\u00e9 \u00e0 cette occasion \u00e0 Prague en 1791.\u00a0La carri\u00e8re de cet op\u00e9ra a\u00a0eu des hauts et des bas : tr\u00e8s repr\u00e9sent\u00e9\u00a0jusqu&rsquo;en 1825 il tombe dans l&rsquo;oubli et revient sur les sc\u00e8nes plus d&rsquo;un si\u00e8cle apr\u00e8s, \u00e0 partir de 1949.\u00a0Sa v\u00e9ritable r\u00e9habilitation fut impuls\u00e9e par G\u00e9rard Mortier, r\u00e9novateur de la sc\u00e8ne op\u00e9ratique,\u00a0directeur de plusieurs Op\u00e9ras dont La Monnaie \u00e0 Bruxelles, l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris, le\u00a0Teatro\u00a0Real de Madrid, qui\u00a0en 1982 a command\u00e9\u00a0\u00e0\u00a0Ursel\u00a0et Karl Ernst\u00a0Herrmann\u00a0la cr\u00e9ation de\u00a0La cl\u00e9mence de Titus\u00a0\u00e0 La Monnaie de Bruxelles. Sa mise en sc\u00e8ne\u00a0qui, dans sa lecture, a\u00a0d\u00e9cap\u00e9\u00a0totalement cette\u00a0\u0153uvre,\u00a0devenue depuis une mise en sc\u00e8ne de r\u00e9f\u00e9rence, a tourn\u00e9\u00a0dans plusieurs Op\u00e9ras europ\u00e9ens, entre autres en France \u00e0 Paris, Strasbourg, Aix-en-Provence et en 2012 \u00e0 Madrid. Cette trajectoire a contribu\u00e9 consid\u00e9rablement \u00e0 l&rsquo;int\u00e9gration de cette\u00a0\u0153uvre\u00a0dans le r\u00e9pertoire op\u00e9ratique\u00a0mozartien\u00a0r\u00e9duit jusqu&rsquo;\u00e0 l\u00e0 \u00e0\u00a0quelques\u00a0quatre ou cinq titres. \u00a0La nouvelle production du\u00a0Teatro\u00a0Real de Madrid de\u00a0La cl\u00e9mence de Titus, cr\u00e9\u00e9e cette ann\u00e9e au Festival de Salzbourg,\u00a0est un hommage \u00e0 G\u00e9rard Mortier, disparu en 2014. C&rsquo;est toujours Karl Ernst\u00a0Herrmann\u00a0qui, avec sa femme\u00a0Ursel\u00a0Herrmann, signent\u00a0la mise en sc\u00e8ne de la nouvelle production de La cl\u00e9mence de Titus.\u00a0Sc\u00e9nographe remarquable,\u00a0Herrmann,\u00a0qui a travaill\u00e9 avec Peter Stein, Luc Bondy, Claus\u00a0Peymann, propose\u00a0une vision sc\u00e9nique tr\u00e8s \u00e9pur\u00e9e, lumineuse, limpide qui va \u00e0 l&rsquo;essentiel de l&rsquo;\u0153uvre\u00a0sans r\u00e9duire sa complexit\u00e9 dramaturgique. Le chef d&rsquo;orchestre fran\u00e7ais Christophe Rousset r\u00e9interpr\u00e8te magistralement la partition mozartienne, en relevant avec finesse les articulations et les contrastes instrumentaux.\u00a0L&rsquo;excellence des\u00a0chanteurs qui avec brio affrontent les difficult\u00e9s de certaines parties vocales\u00a0contribue grandement\u00a0\u00e0 la r\u00e9ussite totale de cette production.\u00a0La cl\u00e9mence de Titus \u00a0met en sc\u00e8ne les vicissitudes du pouvoir, le\u00a0n\u0153ud\u00a0complexe des conflits politiques et humains dans lequel est pris le magnanime monarque, l&rsquo;Empereur Titus. La magnanimit\u00e9, la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, la rectitude\u00a0sont-elles\u00a0compatibles avec l&rsquo;exercice du pouvoir, avec les int\u00e9r\u00eats et les passions des uns et des autres ? Faut-il pour gouverner \u00eatre violent, cruel, sans piti\u00e9 ? \u00ab Pour gouverner il faut un\u00a0c\u0153ur\u00a0s\u00e9v\u00e8re,\u00a0s&rsquo;exclame Titus s&rsquo;adressant \u00e0 Dieu, arrachez moi l&#8217;empire ou\u00a0donnez-moi un autre\u00a0c\u0153ur. \u00bb\u00a0La compassion, la cl\u00e9mence de Titus n&rsquo;ont\u00a0pas de limites.\u00a0Il gracie, pardonne \u00e0\u00a0tour de bras :\u00a0aux\u00a0conspirateurs,\u00a0\u00e0\u00a0Sesto\u00a0son amis qui l&rsquo;a trahi,\u00a0\u00e0\u00a0Vitelia\u00a0qui\u00a0trame\u00a0sa vengeance par d\u00e9pit amoureux.\u00a0\u00ab Le pauvre mendiant peut dormir tranquille sous sa couverture de laine parce qu&rsquo;il sait qui le\u00a0hait et qui l&rsquo;aime\u00a0et n&rsquo;a pas peur alors que le prince ne\u00a0sait\u00a0jamais ce qui se trame, ce qu&rsquo;on dissimule autour de lui \u00bb, d\u00e9clare-t-il encore.\u00a0D\u00e8s son arriv\u00e9e\u00a0Titus incarne la\u00a0g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Il renonce au temple que le peuple de Rome veut\u00a0\u00e9riger pour c\u00e9l\u00e9brer ses vertus en ordonnant de distribuer cet argent aux victimes de l&rsquo;explosion du V\u00e9suve.\u00a0Bref c&rsquo;est un monarque mod\u00e8le autant dans sa gestion du pouvoir que dans ses relations sentimentales. Les intrigues politiques et amoureuses s&rsquo;imbriquent dans la trame de l&rsquo;op\u00e9ra.\u00a0Le triangle Titus,\u00a0Vitellia\u00a0amoureuse et chroniquement jalouse de lui et\u00a0Sesto\u00a0ami de Titus, aveugl\u00e9ment amoureux de\u00a0Vitellia, le couple amoureux :\u00a0Servilia, s\u0153ur de\u00a0Sesto\u00a0et\u00a0Annio, ami de Titus, enfin\u00a0Publio, chef de la garde pr\u00e9torienne, sont les protagonistes de l&rsquo;op\u00e9ra. L&rsquo;ambitieuse\u00a0Vitellia, fille de l&#8217;empereur d\u00e9pos\u00e9, ignor\u00e9e par Titus, anim\u00e9e par le d\u00e9sir de vengeance, manipule\u00a0Sesto, l&rsquo;obligeant \u00e0 aller assassiner Titus. Ce dernier,\u00a0apr\u00e8s avoir renvoy\u00e9 l&rsquo;\u00e9trang\u00e8re\u00a0Berenice,\u00a0d\u00e9cide d&rsquo;\u00e9pouser\u00a0Servilia\u00a0mais renonce quand elle lui r\u00e9v\u00e8le qu&rsquo;elle aime\u00a0Annio.\u00a0C&rsquo;est\u00a0alors que Titus se tourne vers\u00a0Vitellia\u00a0mais il est trop tard pour arr\u00eater la conspiration men\u00e9e par\u00a0Sesto\u00a0et\u00a0l&rsquo;assassinat de l&#8217;empereur.\u00a0Les retournements permanents de situations, les coups de th\u00e9\u00e2tre se multiplient.\u00a0On a reproch\u00e9 \u00e0\u00a0la partition de\u00a0La cl\u00e9mence de Titus\u00a0le manque d&rsquo;une\u00a0unit\u00e9 stylistique\u00a0et les \u00e9carts de la structure habituelle de l&rsquo;op\u00e9ra s\u00e9ria. Mais peut-\u00eatre que cette ultime\u00a0\u0153uvre\u00a0amorce un tournant dans l&rsquo;\u00e9criture mozartienne, rest\u00e9\u00a0sans suite ?\u00a0<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-9400 aligncenter\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/Clemenz-2-c-1-e1479989906788.jpg\" alt=\"SONY DSC\" width=\"360\" height=\"420\" data-id=\"9400\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/Clemenz-2-c-1-e1479989906788.jpg 350w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/Clemenz-2-c-1-e1479989906788-43x50.jpg 43w\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Les parties vocales \u00e9crites par\u00a0Mozart\u00a0pour des\u00a0voix de chanteurs\u00a0pr\u00e9cis, exigent des\u00a0registres tr\u00e8s \u00e9tendus\u00a0et des\u00a0tessitures\u00a0dans les aigus extr\u00eamement larges, tenues.\u00a0Les\u00a0r\u00f4les de\u00a0Sesto\u00a0et de\u00a0Annio, \u00e9crits\u00a0\u00e0 l&rsquo;origine pour des castrats, suivant la tradition de l&rsquo;op\u00e9ra du XVIIIe si\u00e8cle,\u00a0sont depuis chant\u00e9s par des mezzo-sopranos. L&rsquo;op\u00e9ra s&rsquo;ouvre par un r\u00e9citatif sec ce qui est\u00a0peu fr\u00e9quent chez Mozart et c&rsquo;est grandiose !\u00a0Les arias condens\u00e9es assez court cr\u00e9ent d\u00e8s le d\u00e9part une atmosph\u00e8re d&rsquo;urgence, de tension, renfor\u00e7ant l&rsquo;effet de contraste avec des arias plus d\u00e9velopp\u00e9es, plus soutenues. D\u00e8s son premier air,\u00a0m\u00e9lodieux, sublime, Jeremy\u00a0Ovenden\u00a0en Titus\u00a0s&rsquo;impose et\u00a0nous p\u00e9n\u00e8tre\u00a0de sa voix\u00a0d&rsquo;une grande puret\u00e9, magnifiquement nuanc\u00e9e\u00a0qui monte en intensit\u00e9 dans ses deux autres grands airs, surtout dans son air final.\u00a0Le premier duo d&rsquo;Annio\u00a0(Sophie\u00a0Harmsen, mezzo) et\u00a0de\u00a0Servila\u00a0(Ana\u00a0Palimina, soprano) sublime la d\u00e9licatesse et la gr\u00e2ce mozartienne. Ma\u00eft\u00e9 Beaumont, mezzo-soprano, en\u00a0Sesto\u00a0est\u00a0extraordinaire\u00a0dans son air \u00ab\u00a0parto,\u00a0parto\u00a0\u00bb\u00a0et\u00a0d&rsquo;une force expressive dans sa peinture du d\u00e9chirement du personnage. Et\u00a0que dire de la splendide Yolanda\u00a0Auyanet, soprano\u00a0qui brillamment oscille\u00a0entre les aigus en exploitant avec virtuosit\u00e9 le registre des graves et nous subjugue\u00a0par l&rsquo;intensit\u00e9 dramatique dans ses \u00e9changes avec\u00a0Sesto.\u00a0\u00a0Le\u00a0ch\u0153ur, le peuple de Rome, grand protagoniste de l&rsquo;op\u00e9ra,\u00a0est impressionnant dans le final du premier acte dans son dialogue avec les solistes.\u00a0Dans la mise en sc\u00e8ne r\u00e9solument atemporelle d&rsquo;Ursel\u00a0et de Karl Ernst\u00a0Herrmann\u00a0il n&rsquo;y a pas de r\u00e9f\u00e9rences\u00a0\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque romaine,\u00a0ni \u00e0 celle de Mozart,\u00a0ni \u00e0 l&rsquo;actualit\u00e9. Karl Ernst\u00a0Herrmann\u00a0a con\u00e7u pour\u00a0La cl\u00e9mence de Titus\u00a0des costumes intemporels et\u00a0un espace abstrait, aust\u00e8re, lumineux dans lequel s&rsquo;affrontent les passions et les d\u00e9sirs violents.\u00a0Dans cet espace blanc,\u00a0d\u00e9pouill\u00e9,\u00a0des murs des deux c\u00f4t\u00e9s, au fond un grand panneau, au milieu du plafond un grand trou. Dans le panneau du fond des portes qui s&rsquo;ouvrent \u00e0 certains moments laissent voir des perspectives : une suite de portes en profondeur par lesquelles arrive le peuple de Rome avec la maquette du temple d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Titus, une enfilade de couloirs\u00a0avec au fond une statue, une vue sur\u00a0la mer. Dans les\u00a0ouvertures en haut du panneau\u00a0du fond et des murs lat\u00e9raux on voit \u00e0 certains moments des personnages du ch\u0153ur qui observent certaines situations.\u00a0Les seuls \u00e9l\u00e9ments sc\u00e9niques : deux chaises, quelques bouquets de fleurs\u00a0au sol, un grand fauteuil blanc (le tr\u00f4ne de Titus), la couronne de lauriers de Titus et une autre suspendue qui descend parfois, objet du d\u00e9sir, symbole du pouvoir\u00a0que\u00a0convoite\u00a0Vittellia.\u00a0Dans la sc\u00e8ne o\u00f9\u00a0Sesto\u00a0est condamn\u00e9 pour la tentative d&rsquo;assassinat de Titus une grosse pierre descend par le trou dans le plafond pour l&rsquo;\u00e9craser mais s&rsquo;arr\u00eate et remonte quand\u00a0Sesto\u00a0est graci\u00e9.\u00a0Dans\u00a0une s\u00e9quence appara\u00eet une demi\u00a0colonne creuse. \u00c0 l&rsquo;avant-sc\u00e8ne, de chaque c\u00f4t\u00e9,\u00a0un petit escalier qui descend\u00a0vers la fosse d&rsquo;orchestre.\u00a0Vittellia\u00a0s&rsquo;y\u00a0assoit \u00e0\u00a0un moment, \u00e0 un autre\u00a0Sesto\u00a0le descend pour se cacher.\u00a0Dans l&rsquo;option sc\u00e9nique des\u00a0Herrmann,\u00a0d&rsquo;une extr\u00eame coh\u00e9rence et concision dramaturgique et esth\u00e9tique,\u00a0pas d&rsquo;effets inutiles, chaque \u00e9l\u00e9ment, chaque d\u00e9tail, le moindre signe, est\u00a0porteur\u00a0de sens.\u00a0Parmi les nombreuses sc\u00e8nes particuli\u00e8rement belles je rel\u00e8verais\u00a0celle o\u00f9\u00a0Servilia\u00a0d\u00e9couvre\u00a0\u00e0 Titus son amour pour\u00a0Annio\u00a0ou encore celle o\u00f9\u00a0Vittellia\u00a0finit\u00a0par avouer \u00e0 Titus qu&rsquo;elle\u00a0a ourdi\u00a0le complot, enfin celle o\u00f9 Titus en graciant\u00a0Sesto\u00a0lui enl\u00e8ve le bandeau qui lui couvre les yeux.\u00a0La sc\u00e8ne finale est impressionnante\u00a0: le peuple romain sur les deux c\u00f4t\u00e9s du plateau, retenu par des cordes, loue\u00a0la cl\u00e9mence et la magnanimit\u00e9 de Titus.<\/p>\n<p>Cr\u00e9dit photo: Teatro Real<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>19-28 novembre 2016 \u00a0 &#8211; Teatro\u00a0Real, Madrid\u00a0 La repr\u00e9sentation du 26 novembre est retransmise en direct par la Radio diffusion de l&rsquo;Union Europ\u00e9enne\u00a0 La cl\u00e9mence de Titus (Clemenza di Tito) de Wolfgang Amadeus Mozart\u00a0 mise en sc\u00e8ne\u00a0Ursel\u00a0et Karl Ernst\u00a0Herrmann, sc\u00e9nographie, costumes, lumi\u00e8res Karl Ernst\u00a0Herrmann\u00a0 direction musicale Christophe Rousset, Ch\u0153ur et orchestre du\u00a0Teatro\u00a0Real \u00a0 \u00a0 \u00a0 &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":2,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-9394","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9394","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9394"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9394\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9394"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9394"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9394"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}