{"id":9932,"date":"2017-02-01T21:13:39","date_gmt":"2017-02-01T21:13:39","guid":{"rendered":"http:\/\/afficha.info\/?p=9932"},"modified":"2017-02-01T21:50:54","modified_gmt":"2017-02-01T21:50:54","slug":"une-vison-onirique-et-poetique-dun-cauchemar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afficha.info\/?p=9932","title":{"rendered":"Une vison onirique et po\u00e9tique d&rsquo;un cauchemar"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"dates-evenement\">31 janvier &#8211; 28 f\u00e9vrier 2017<\/span> &#8211; <span class=\"lieu-evenement\">Teatro Real, Madrid<\/span><\/p>\n<p><strong>Billy Budd\u00a0<\/strong>de Benjamin Britten,\u00a0op\u00e9ra en 2 actes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nouvelle production du Teatro Real de Madrid en coproduction avec l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris, l&rsquo;Op\u00e9ra de Rome et l&rsquo;Op\u00e9ra National de Finlande. Livret de Edward Morgan Foster et de Eric Crozier\u00a0bas\u00e9 sur le r\u00e9cit homonyme d&rsquo;Herman Melville.\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Direction musicale Ivor Bolton, mise en sc\u00e8ne Deborah Warner,sc\u00e9nographie Michael Levine,\u00a0costumes Chlo\u00e9 Obolensky, \u00e9clairage Jean Kalman, chor\u00e9graphie Kim Brandstrup. \u00a0Orchestre et ch\u0153ur titulaires du Teatro Real.<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9903\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyBuddMadrid.jpg\" alt=\"\" width=\"480\" height=\"340\" data-id=\"9903\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyBuddMadrid.jpg 480w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyBuddMadrid-71x50.jpg 71w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0L&rsquo;\u0153uvre op\u00e9ratique de Benjamin Britten jouit d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat particulier du Teatro Real de Madrid qui, apr\u00e8s Peter Grimes, Mort \u00e0 Venise et Le tour d&rsquo;\u00e9crou, tous les trois d&rsquo;\u00e9normes succ\u00e8s, pr\u00e9sente actuellement Billy Budd, cinqui\u00e8me op\u00e9ra du compositeur, cr\u00e9\u00e9 en 1951 \u00e0 Covent Garden \u00e0 Londres sous la direction de l&rsquo;auteur.\u00a0La nouvelle production de Billy Budd, coproduite par l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris, l&rsquo;Op\u00e9ra National de Finlande et l&rsquo;Op\u00e9ra de Rome, bas\u00e9e sur la version en 2 actes de 1960(\u041f\u043e \u0437\u0430\u0432\u0435\u0440\u0448\u0435\u043d\u0438\u0438 \u0442\u0440\u0435\u0445\u0447\u0430\u0441\u043e\u0432\u043e\u0439 \u043e\u043f\u0435\u0440\u044b, \u0441\u043e\u0441\u0442\u0430\u0432\u043b\u0435\u043d\u043d\u043e\u0439 \u0438\u0437 \u0434\u0432\u0443\u0445 \u0431\u043e\u043b\u044c\u0448\u0438\u0445 \u0430\u043a\u0442\u043e\u0432 (\u0432\u0442\u043e\u0440\u0430\u044f \u0440\u0435\u0434\u0430\u043a\u0446\u0438\u044f, 1960), cr\u00e9\u00e9e en 1964 sous la baguette de Sir Georg Solti \u00e0 Covent Garden, est le quatri\u00e8me op\u00e9ra de Britten, apr\u00e8s Le tour d&rsquo;\u00e9crou, Le viol de Lucr\u00e8ce et Mort \u00e0 Venise, mont\u00e9 par Deborah Warner pour qui \u00ab Britten est \u00e9quivalent de Shakespeare dans le champ de l&rsquo;op\u00e9ra\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Une production d&rsquo;envergure qui r\u00e9unit un grand orchestre (85 instruments) sous la direction de l&rsquo;Anglais Ivor Bolton, directeur musical du Teatro Real, 110 interpr\u00e8tes masculins : 17 solistes de tessitures diff\u00e9rentes : 5 t\u00e9nors, 8 barytons, 1 basse baryton, 3 basses et un \u00e9norme ch\u0153ur.\u00a0Le sc\u00e9nographe Michael Levine et la costumi\u00e8re Chlo\u00e9 Obolensky, collaborateurs habituels de Deborah Warner, l&rsquo;accompagnent dans cette magistrale cr\u00e9ation.\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9905\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyMadrid.jpg\" alt=\"\" width=\"480\" height=\"342\" data-id=\"9905\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyMadrid.jpg 480w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyMadrid-70x50.jpg 70w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 Dans Billy Budd, deuxi\u00e8me op\u00e9ra avec une th\u00e9matique marine, Benjamin Britten, pacifiste et antimilitariste r\u00e9solu, s&rsquo;inspire du r\u00e9cit homonyme d&rsquo;Herman Melville. Le livret suit la trace du r\u00e9cit de Melville qui, partant d&rsquo;un fait r\u00e9el, situe l&rsquo;action en 1797, pendant la guerre entre l&rsquo;Angleterre et la France r\u00e9volutionnaire. Dans le prologue, le capitaine Edward Fairfax Vere tracass\u00e9 par les remords d&rsquo;avoir laiss\u00e9 condamner \u00e0 mort un innocent, se souvient, plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s, des \u00e9v\u00e9nements tragiques survenus sur son navire de guerre, L&rsquo;indomptable\u00a0: l&rsquo;histoire du jeune marin Billy Budd, enr\u00f4l\u00e9 de force sur un navire de guerre britannique. Incarnation d&rsquo;une perfection physique et morale, victime d&rsquo;une fausse accusation par le ma\u00eetre d&rsquo;armes Claggart, d&rsquo;avoir tent\u00e9 de fomenter une mutinerie, dans un acc\u00e8s de col\u00e8re Billy le tue par accident. Jug\u00e9 par le conseil de guerre, il est condamn\u00e9 \u00e0 mort et pendu. On trouve dans Billy Budd le th\u00e8me r\u00e9current de Britten : un \u00eatre pur, diff\u00e9rent, non n&rsquo;assimilable aux autres qui devient victime. Certes Billy a quelque chose des personnages candides, messianiques de Dosto\u00efevski, impuissants face au mal, trop purs pour s&rsquo;adapter \u00e0 l&rsquo;hypocrisie, aux rapports de force de leur environnement.\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-9904 size-full\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyBuddMadrid3.jpg\" width=\"500\" height=\"324\" data-id=\"9904\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyBuddMadrid3.jpg 500w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyBuddMadrid3-77x50.jpg 77w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0On a souvent r\u00e9duit la th\u00e9matique de l&rsquo;\u0153uvre \u00e0 la lutte entre le bien et le mal et Billy Budd \u00e0 une figure christique. Deborah Warner d\u00e9gage l&rsquo;op\u00e9ra des \u00e9tiquettes et des interpr\u00e9tations simplistes relevant sa complexit\u00e9 \u00abje ne crois pas que Billy Budd soit n\u00e9cessairement une parabole chr\u00e9tienne, l&rsquo;\u0153uvre a une amplitude et une port\u00e9e qui vont beaucoup plus loin \u00bb, explique-t-elle. Apr\u00e8s une s\u00e9rie d&rsquo;op\u00e9ras de chambre, compos\u00e9s apr\u00e8s la IIe Guerre, Benjamin Britten aborde avec Billy Budd un grand format op\u00e9ratique qui requiert de consid\u00e9rables moyens instrumentaux et vocaux. Sa partition tr\u00e8s exigeante pour toutes les tessitures, demandant une virtuosit\u00e9 du ch\u0153ur, rythmiquement tr\u00e8s difficile et la plus complexe de ce que Britten a \u00e9crit jusqu&rsquo;\u00e0 Billy Budd, inclut dans l&rsquo;orchestre la harpe, clarinette basse, fagot, saxophone, cuivres, percussions de tout type. Une partition d&rsquo;une grande vari\u00e9t\u00e9 orchestrale m\u00ealant des moments de musique de chambre et d&rsquo;autres o\u00f9 se d\u00e9ploie toute la puissance de l&rsquo;orchestre et du ch\u0153ur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0Deborah Warner ne repr\u00e9sente pas le navire mais en donne une image po\u00e9tique, m\u00e9taphorique, d&rsquo;un univers sordide, visc\u00e9ral, masculin des marins parmi lesquels se trouve un \u00eatre diff\u00e9rent. Elle inscrit l&rsquo;histoire de Billy en flash-back onirique, dans le r\u00e9cit du capitaine Edward Fairfax Vere. Le mouvement sc\u00e9nique et les lumi\u00e8res cr\u00e9ent la sensation de mouvement du navire, du danger constant de mutinerie dans une ambiance claustrophobe, oppressante, d&rsquo;une prison.\u00a0 Le dispositif sc\u00e9nique de Michael Levine, est une silhouette de navire avec des cordages des deux c\u00f4t\u00e9s et au fond. Devant des cordages attach\u00e9s au sol le soul\u00e8vent \u00e0 certains moments faisant appara\u00eetre la cabine confortable du capitaine au-dessus et au-dessous le carr\u00e9 mis\u00e9rable des marins avec des hamacs. Les \u00e9chelles qui montent et descendent des cintres et les trappes donnent l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage au-dessus quand une partie du plateau est soulev\u00e9e. En faisant des man\u0153uvres les marins tirent les cordages qui s&rsquo;entrecroisent, \u00e9voquant un tissage ou une toile d&rsquo;araign\u00e9e. Deux voiles ramass\u00e9es sur les barres sont largu\u00e9es par moments. Aucune projection dans le spectacle, tout est th\u00e9\u00e2tre pur. Avec la complicit\u00e9 des \u00e9clairages de Jean Kalman nocturnes, diurnes, parfois spectraux, Deborah Warner d\u00e9ploie son art incomparable de cr\u00e9er l&rsquo;intimit\u00e9 sur un grand plateau, de circonscrire et de moduler des lieux. Mais elle impressionne encore davantage par sa capacit\u00e9 \u00e0 conf\u00e9rer une \u00e9norme th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation des chanteurs et du ch\u0153ur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9902\" src=\"http:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyBudd-Madrid2.jpg\" alt=\"\" width=\"480\" height=\"342\" data-id=\"9902\" srcset=\"https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyBudd-Madrid2.jpg 480w, https:\/\/afficha.info\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BillyBudd-Madrid2-70x50.jpg 70w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Les interpr\u00e8tes des protagonistes principaux Jacques Imbrailo, baryton noble, lyrique, en Billy, Toby Spence, t\u00e9nor, en capitaine Vere, Brindley Sherratt, basse au timbre t\u00e9n\u00e9breux en John Claggart sont superbes vocalement et hypnotisent par la sinc\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;expression des \u00e9motions de leurs personnages. L&rsquo;aria m\u00e9lancolique du capitaine dans le prologue, soutenue par l&rsquo;ondulation d\u00e9licate des violons, bris\u00e9e par les sons militaires des trompettes, cr\u00e9ant une atmosph\u00e8re inqui\u00e9tante, est suivie par l&rsquo;irruption des marins qui nettoient le pont surveill\u00e9s par des gardiens ressemblant \u00e0 des gardiens de prison.\u00a0Deborah Warner donne dans sa lecture de l&rsquo;\u0153uvre un \u00e9clairage particulier au trio : Billy, Claggart, capitaine, d\u00e9pla\u00e7ant le conflit d&rsquo;une simple dualit\u00e9 du bien et du mal, le rendant ainsi plus complexe et plus dense. Elle d\u00e9veloppe l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 de Claggart questionnant le fond de sa m\u00e9chancet\u00e9 et approfondit le conflit du capitaine Vere entre son devoir, sa responsabilit\u00e9 et la loi inhumaine, rigide, qu&rsquo;il est oblig\u00e9 d&rsquo;appliquer. Ni Claggrt ni le capitaine ne sont condamnables, on n&rsquo;est pas dans l&rsquo;opposition blanc noir, mais plut\u00f4t dans le gris. La sc\u00e8ne d&rsquo;interrogatoire de Billy par le capitaine, quand Claggart r\u00e9it\u00e8re son accusation, est d&rsquo;une grande puissance dramatique, tout comme celle du d\u00e9chirement int\u00e9rieur du capitaine apr\u00e8s le verdict. De m\u00eame que celle o\u00f9 Billy dans sa cellule, les mains attach\u00e9es dans le dos, chante la balade du condamn\u00e9 d&rsquo;une d\u00e9licatesse lyrique, un air c\u00e9leste o\u00f9 la fl\u00fbte dialogue avec la voix.\u00a0La sc\u00e8ne de l&rsquo;ex\u00e9cution de Billy Budd entour\u00e9 par le ch\u0153ur, pendant qu&rsquo;il monte sur l&rsquo;\u00e9chelle et dispara\u00eet dans les cintres, est \u00e0 la fois d&rsquo;une grande violence et d&rsquo;une po\u00e9sie sublime. Le capitaine qui revient sur le plateau dans l&rsquo;\u00e9pilogue dira : \u00ab\u00a0je n&rsquo;ai pas su le sauver, j&rsquo;ai laiss\u00e9 mourir la beaut\u00e9, la bont\u00e9 et la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Devant un spectacle de cette perfection il ne reste qu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;incliner, chapeau!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Cr\u00e9dit photo:\u00a0Javier del Real | Teatro Real<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>31 janvier &#8211; 28 f\u00e9vrier 2017 &#8211; Teatro Real, Madrid Billy Budd\u00a0de Benjamin Britten,\u00a0op\u00e9ra en 2 actes Nouvelle production du Teatro Real de Madrid en coproduction avec l&rsquo;Op\u00e9ra National de Paris, l&rsquo;Op\u00e9ra de Rome et l&rsquo;Op\u00e9ra National de Finlande. Livret de Edward Morgan Foster et de Eric Crozier\u00a0bas\u00e9 sur le r\u00e9cit homonyme d&rsquo;Herman Melville.\u00a0 Direction &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":1,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-9932","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9932","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9932"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9932\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9932"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9932"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afficha.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9932"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}